Mardi  7 avril 2020 00:19
French Chinese (Simplified) English Hindi
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

ÉCONOMIE

L'actualité économique de la semaine en RDC

Du jeudi 30 au vendredi 31 juillet dernier,  la Cimenterie de Lukala (Cilu) a organisé d’importantes séances de consultations du public  pour un rapprochement de vues sur les questions relatives à l’environnement et au plan développement durable. 

Pour ce faire, des experts  de l’Office of Environnemental and Mining Studies   » OEMS  » ont fait le déplacement de Lukala pour présider ces moments de portée historique pour toute la communauté de la cité du ciment.

Peut-on signaler, d’entrée de jeu, que ces séances de consultations du public qui ont duré deux jours ne constituent pas moins un signe annonciateur de la réalisation du projet de construction de la seconde ligne de production tant attendu depuis de nombreuses années.

A propos de la seconde ligne, faut-il signifier que l’idée de son installation remonte  à près d’une dizaine d’années. C’était à l’époque du Groupe Forest International. Cependant, sa matérialisation  n’avait toujours pas été effective bien que des  études aient été menées à ce sujet.

A l’acquisition de la société par le Groupe Heidelberg Cement en 2010, de par son importance, le projet vaudra encore son pesant d’or. Mais au fur et à mesure que le temps s’écoule, l’idée parait frappée d’usure dans le chef  de la  communauté. C’est ainsi que dans un passé récent, précisement lors de la  dernière fête de la Cimenterie, au sortir de la salle des fêtes, lorsque un haut responsable de la société a évoqué le projet seconde ligne, d’aucuns n’accordaient du crédit à ses propos. Néanmoins, aujourd’hui avec l’arrivée des experts de l’OEMS et l’organisation des consultations du  public, force nous est de penser que le rêve est en train de devenir réalité. Et que le début des travaux ne tardera pas à s’annoncer.

 

Revenons -en aux consultations du public

Il est 10 heures. Tous  les conviés sont dans la salle des fêtes du Cercle Welfare. Parmi eux, différents délégués de la notabilité, de la  Société civile, des ONG et des ayants-droit fonciers des villages Yolo, Kimiala et N’kama ainsi que des chefs des camps Cilu. Arrivent ensuite les experts de l’OEMS et enfin simultanément l’Administrateur du Territoire de Mbanza-Ngungu, Jean Oscar Botoko (accompagné du comité de sécurité et des chefs des quartiers) et de l’équipe des responsables de la Cimenterie. De plus, deux figures de marque à la tribune : le représentant de l’Honorable Mbuku et Christian Van Outen, consultant à la Cilu.

Au terme de toutes les  formalités protocolaires et de la présentation du programme  par le modérateur, Joseph Pembe Mukeni Lio, chef de section des Affaires sociales, la parole reviendra au directeur du département Hygiène, Sécurité et Environnement de la société, Jean-Pierre Yala Kiese.

Donnant le ton au cours de cette séance inaugurale, celui-ci a circonscrit la rencontre substantiellement et synthétiquement en ces termes :  » Aujourd’hui la Cilu vous a invité pour recueillir vos avis sur des questions environnementales relatives à l’exploitation des carrières (calcaire et argile). Sur ce, la  société a fait appel aux experts de l’OEMS (Bureau d’Etudes agrée) pour conduire ces séances de consultation. »

Les consultations du public débuteront par l’exposé de l’expert de l’OEMS,  Freddy Diomi  Masaka Mbeki qui, de prime à bord, a remercié la haute direction Cilu qui a initié ces assises  eu égard à l’article 477 du Décret n° 038 du 26 mars 2003 portant Règlement Minier et à l’article 480.a du Règlement Minier relatif à l’emplacement d’une population sur ou à proximité du site d’exploitation.

 » Pendant deux jours donc, nous serons en concertation avec les différentes forces vives de la cité pour réfléchir sur ce que la société peut accomplir  dans le cadre de son plan de développement durable en faveur de la population « .

 

Pollution de l’environnement physique…

Pour produire du ciment, la Cilu exploite une carrière de calcaire et d’argile. D’une manière ou d’une autre, cette activité pollue l’environnement physique (sol, cours d’eau, arbres,…), biologique (animaux), sociologique (humains).

 

Certes, depuis queleques années, la société a fait de grands pas notamment avec l’installation des dépoussiéreurs pour réduire  cette pollution. Ce qui est déjà très bon. Cependant, avec l’augmentation de la capacité de production et ses impacts sur l’environnement, les textes juridiques prévoient une mise à jour de l’étude environnementale incluant des mesures d’atténuation et de réhabilitation avant l’élaboration par la société du plan de développement durable au profit de la population locale. Cela peut conduire à  revisiter la de convention collective. Nous avons été chargés par la Cilu pour vous aider à élaborer, dans les normes, un cahier de charges reprenant les désidératas des autochtones. « 

La séance inaugurale chutera avec l’intervention improvisée de l’A.T. qui, non content de s’adresser à une frange de personnes pendant les consultations en groupes (travaux en commissions), a préféré libeller son message devant la masse. Et en tant qu’autorité  sa démarche a été approuvée par nombre  d’assistants dans la salle. Pour  Jean Oscar Botoko la Cilu pourrait, dans son plan de développement durable,  inclure la mise sur pieds des infrastructures telles que la sécurisation et la pérennisation de la main  d’œuvre locale, l’accès de la population aux écoles de la Cilu avec des frais réduits et la construction d’un hôpital de grande renommée à Lukala.

La matinée de concertations se clôturera par un cocktail offert dans la salle.

       Ainsi que le stipulait le programme, la deuxième séance de travail eut lieu dans l’après-midi. Ce fut un fructueux moment d’échanges entre consultants de l’OEMS et autorités locales.

Ici les questions des participants portaient essentiellement sur l’impact des innovations de la Cilu, sur l’accroissement de sa production, sur le prix du ciment, sur l’utilisation de la main d’œuvre locale,…

 

Relancer le Sporting club Cilu

Aux désiderata de l’A.T., ceux-ci ont ajouté la relance des activités sportives (surtout le football avec l’équipe chère aux Lukalois : le Sporting Club Cilu).

Ensuite, au soir même de ce jeudi (de 17H00 à 19 H00), les murs du Cercle Welfare seront témoins de chaudes concertations entre experts d’une part et les délégués de la Société civile (Nouvelle et Forces vives), des ONG et fondations de l’autre. Un débat, du reste houleux couronnera ces grands moments de partage.

Signalons, en passant,  qu’à chaque étape de consultation,  le facilitateur, un homme doué d’un sens communicationnel élevé, ne ménageait ni son temps, ni ses  efforts pour expliciter,  autant que possible, les différents paramètres sur lesquels reposerait le débat.

Le débat avec les ONG et la Société civile a été axé sur les implications du projet 2ème ligne sur le social des travailleurs (salaires), le déficit communicationnel de la société vis-à-vis de la population.

 Le second échantillon de la population  reçu ce soir-là a, après débat, proposé  à la société nombre d’actions à mener pour la grande satisfaction de la population. De ces actions on peut citer : le remblayage des marais et des étangs dans les quartiers 4, 5, et 6 (lutte contre le paludisme), l’aménagement des avenues, l’érection d’un pont sur la rivière Kwilu au village Kinkinu à 18 km de Lukala, l’engagement prioritaire de la main d’œuvre locale, etc.

 

Multiples doléances des ayants-droit fonciers

Comme il fallait bien s’y attendre, le lendemain matin, la série des consultations se clôturera avec les ayants-droit fonciers (ceux-là même qui attendaient de pied ferme cette occasion) des villages Yolo, Kimiala 1&2 et N’kama. Pour ces derniers hôtes du Cercle privé, il faut l’avouer, l’occasion était de marbre pour étaler les multiples doléances que contenait leur volumineux cahier des charges. Heureusement à partir de la séance inaugurale, des efforts ont été fournis dans le sens à extirper de l’esprit des délégués les revendications à tendances individuelles pour ne prioriser que l’intérêt collectif. Aussi qu’il s’agit de la part de la société des libéralités visant le développement durable dans la communauté et non pas des contraintes en faveur des individus.

Somme toute, ainsi édifiés, à ce niveau-ci les ayants-droit fonciers ont réagi favorablement aux explications leur fournies quant aux impacts, aux mesures d’atténuation et de réhabilitation proposées par les différents groupes.

De leurs revendications ils ont suggéré quelques priorités dont la signature d’une convention entre la Cilu et le clan Vuzi, la délocalisation des villages Kingu, Kimiala (1 &2) et leur reconstruction en infrastructures modernes et l’amélioration des avantages acquises.

Et spécifiquement pour le village N’kama, la construction de 10 maisons de 3 chambres chacune, l’octroi des  colis de fin d’année, l’embauche de leurs enfants ayant la qualification requise,…

Le clou des consultations sera une espèce de plénière regroupant tous les délégués pour l’adoption du rapport final à présenter à la société. Après sa lecture par le rapporteur des consultations, l’Ingénieur Ernest, expert OEMS,  le rapport a été adopté à l’unanimité. Ledit rapport a été signé par l’Administrateur de Territoire et les experts de l’OEMS.

 Cette séance de clôture était une occasion pour les participants de remercier la direction de la société pour cette initiative qui a permis le rapprochement de vues des uns et des autres afin de regarder tous dans la même direction pour le bien-être de la communauté Lukaloise en particulier, du Kongo central en général.

Pour l’encadrement des délégués, la palme spéciale est revenue à Jean-Pierre Yala Kiese qui a participé à toutes les rencontres, recadrant de temps à autre le débat en vue du maintien d’un climat de confiance, gage de la réussite de toute négociation. De même, les participants restent reconnaissants des efforts fournis par l’équipe du protocole sous les auspices de la Section des Affaires sociales.

Pour l’heure, tous les espoirs sont permis pourvu que le projet de construction de la seconde ligne se réalise dans les bons délais. Car, alors la production annuelle aura doublé et en proportions directes les miettes sous la table du « Maître ».

Josué Lufulu lua Kanda/ l'observateur

 

Application de CComment' target='_blank'>CComment


search

Les articles les plus lus

Programme D’urgence De Félix Tshisekedi : Mystère Autour D’une Dette De 100 Millions Usd

Programme D’urgence De Félix Tshisekedi : Mystère Autour D’une Dette De 100 Millions Usd

La Conaref pour la ratification des conventions internationales sur la gouvernance foncière

La Conaref pour la ratification des conventions internationales sur la gouvernance foncière

Le directeur général Adjoint du FMI très impressionné par le progrès économique accompli par la RDC

Le directeur général Adjoint du FMI très impressionné par le progrès économique accompli par la RDC

À la une

PUBLICITÉ

  • RDC annonces
    RDC annonces
  • RDC emploi
    RDC emploi
  • RDC immo
    RDC immo

La revue de presse

10 March 2020
La revue de Presse de ce mardi 10 mars 2020

SUIVEZ-NOUS

Facebook
Twitter
Google plus
Youtube

RDCN sous tous les formats

Iphone,Ipad et Android

Copyright ©2014-2017 RDC Nouvelles | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom