Mardi  17 septembre 2019 10:02
French Chinese (Simplified) English Hindi
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

SOCIÉTÉ

L'actualité sociale de la semaine en RDC

3 août prochain, le gouverneur de la ville de Kinshasa, lance officiellement l’opération « Kin-Bopeto » qui succède à d’autres du genre. But visé : assainir la ville de Kinshasa. Va-t-il réussir le pari là où ses prédécesseurs ont échoué ? Dans tous les cas, les défis à relever sont nombreux.

« Salongo », «Kin-Propre » et «Kin-Bopeto», autant d’appellations données à l’opération d’assainissement de la ville de Kinshasa par les gouverneurs qui se sont succédé à la tête de la ville de Kinshasa et l’actuel en fonctions.

« Salongo », synonyme des travaux collectifs d’intérêt communautaire en lingala (une des quatre langues nationales en RDC, ndlr), est l’œuvre de Mobutu Sese Seko, alors général d’armée et président de la République du Zaïre, aujourd’hui République démocratique du Congo.

Il l’avait lancée au retour de son voyage en République populaire de Chine en 1973. Fait marquant de cette visite, sa rencontre « historique » avec le bâtisseur de la République populaire de Chine, Mao Tsé Toung.

Émerveillé par l’esprit de Youkong, initié par ce dernier et à la base du changement des Chinois et qui a catapulté leur pays dans le giron de ceux dits développés, le général Mobutu s’en était inspiré. L’adhésion de la population à cette vision était totale. Le « Salongo » était exécuté le samedi après-midi sur tout le territoire national. À Kinshasa, à l’exception des véhicules de reportage des journalistes et des ambulances, tout autre véhicule était interdit à la circulation. Les résultats étaient positifs : la ville de Kinshasa avait revêtu sa nouvelle robe. Progressivement, le « Salongo » a été instauré au marché central de Kinshasa ainsi que dans les marchés municipaux. Les vendeuses et vendeurs se sont vu imposer le paiement d’une certaine somme d’argent, alors qu’ils exécutent eux-mêmes ces travaux. Progressivement aussi, l’enthousiasme du début s’est émoussé.

Les marchés de la capitale sont devenus insalubres avec l’entassement des immondices. Cela parce que les administrateurs des marchés n’étaient plus en mesure de contribuer au paiement des factures du carburant des véhicules du PNA (Programme national d’assainissement). Pis, les pannes des véhicules a aggravé la situation.

Avec la RTAK (Régie des travaux d’assainissement de Kinshasa), créée par André Kimbuta Yango, on a cru que le problème d’assainissement de la capitale allait être résolu. Erreur. Cette régie, qui a débuté en trombe, a été essoufflée pour faire face à sa tâche, faute d’argent. Mais grande était la surprise d’apprendre qu’outre cette régie, l’Hôtel de ville de Kinshasa a créé le Fonds d’assainissement de Kinshasa (FAK), qui bénéficie des appuis financiers des entreprises publiques et de certaines entreprises privées productrices des sachets et celles qui polluent l’environnement. Sans oublier le marché central de Kinshasa et des marchés municipaux. Seul le marché de La Liberté refuse à ce jour de verser de l’argent au Fonds d’assainissement de Kinshasa, ayant un statut particulier.

Dans son programme présenté devant l’assemblée provinciale de Kinshasa pour la validation de son gouvernement, Gentiny Ngobila Mbaka a annoncé l’opération « Kin-Bopeto ». Initiative louable qui montre sa détermination à assainir la capitale, une mégapole de quelque 12 millions d’habitants. Mais ne nous voilons pas la face, il y a une marge entre dire et faire. Ses prédécesseurs qui se sont montrés enthousiastes au début ont fini par s’essouffler et laisser pourrir la situation. Laissant ainsi libre court aux critiques, parfois les plus virulentes, contre leur gestion et leur personne.

« Na Kinshasa babetaka tolo te » (traduisez par : à Kinshasa, on ne bombe pas le torse, ndlr). Gentiny Ngobila est donc averti. Sans l’adhésion de la population à son programme, celui-ci est voué à l’échec. En effet, on sait que les Kinois prônent le changement mais ont difficile à l’extérioriser dans leur comportement. C’est donc par le mental que le nouveau gouverneur de la ville devrait commencer pour prétendre réussir son programme. Kinshasa est parmi les villes les plus sales au monde, fait-on observer.

L’Union européenne décide de s’en occuper

Il y a quelques années, l’Union européenne a pris la décision de s’occuper de l’assainissement de la ville de Kinshasa. Des personnes, hommes et femmes vêtus de cache-poussières frappés du drapeau de l’Union européenne et du logo du Programme d’assainissement urbain de Kinshasa (PAUK), étaient déployées dans trois communes ciblées : Gombe, Barumbu et Kinshasa. Leur tâche a consisté à balayer les avenues et à curer certains cours d’eau. De l’avis de tous, ces personnes faisaient leur travail avec satisfaction. Le but du projet, dont la convention de financement a été signée le 13 novembre 2007 pour un montant de 22 millions d’euros, était de lutter contre la pauvreté.

En 2015, l’Union européenne a décidé de se désengager du projet PARAU pour en laisser la faisabilité à l’Hôtel de ville de Kinshasa qui, soit dit en passant, n’éprouvait aucun gène que des contribuables étrangers puissent s’occuper de l’assainissement de la ville de Kinshasa. PARAU nécessitait 1 million de dollar américains chaque mois pour son fonctionnement.

Le projet a pris fin le 20 juin 2015. Réalisé dans neuf des vingt-quatre communes pendant six ans, le programme a permis de traiter 11 000 mètres cubes de déchets urbains chaque semaine.

Les outils utilisés au cours des travaux ont été cédés au gouvernement provincial de Kinshasa. PARAU est l’élargissement du Programme d’assainissement et d’urbanisation de la ville de Kinshasa (PAUK), réalisé de 2007 à 2010 sur financement de l’Union européenne. PAUK a également permis l’érection du centre d’enfouissement de Mpasa et des stations de transfert des ordures ménagères dans ces trois communes. Il employait 140 agents.

Depuis 2010, PAUK a été élargi à six autres communes : Kasa-Vubu, Lingwala, Bandalungwa, Kintambo, Ngiri-Ngiri et Kalamu. Il est devenu le Programme d’appui à la réhabilitation et l’assainissement de la ville de Kinshasa.

La suite ? Entre Matata Ponyo, alors premier ministre et André Kimbuta Yango, alors gouverneur de la ville de Kinshasa, les relations étaient orageuses. Devant les montagnes d’immondices et ordures qui s’entassaient dans plusieurs endroits de la capitale et dont il n’était pas en mesure de s’en débarrasser, André Kimbuta a accusé le premier ministre Matata d’en être à la base, car ne voulant pas rétrocéder ce dont il devait à la ville de Kinshasa. Le gouverneur Kimbuta avait demandé au gouvernement central d’assurer la gestion transitoire de ce projet pendant un an. Ce que celui-ci avait refusé. Raison invoquée : la gestion des immondices relève des gouvernements provinciaux. Davantage, la capitale était envahie par une odeur nauséabonde. Situation que certains Kinois ont attribuée à la mauvaise gestion de la ville.

Dans la commune de Kasa-Vubu, précisément en face du cimetière du même nom désaffecté, des locataires ne pouvant supporté l’odeur nauséabonde dégagée par une décharge publique ont décidé de vider les lieux. Un manque à gagner pour les propriétaires des maisons occupées par ces locataires.

Avec le Potentiel

 

Application de CComment' target='_blank'>CComment


search

À la une

Les articles les plus lus

Mort de Jeannette Bombole : la piste de suicide confirmée

Mort de Jeannette Bombole : la piste de suicide confirmée

Matadi : un jeune homme tue son père et le découpe en morceaux

Matadi : un jeune homme tue son père et le découpe en morceaux

L’ONU contre toute forme de discrimination à l’endroit des albinos

L’ONU contre toute forme de discrimination à l’endroit des albinos

PUBLICITÉ

  • RDC annonces
    RDC annonces
  • RDC emploi
    RDC emploi
  • RDC immo
    RDC immo

La revue de presse

16 September 2019
Revue de presse de ce lundi 16 septembre 2019

SUIVEZ-NOUS

Facebook
Twitter
Google plus
Youtube

RDCN sous tous les formats

Iphone,Ipad et Android

Copyright ©2014-2017 RDC Nouvelles | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom