
Au Togo, l’opposition a de nouveau manifesté dimanche 26 juillet 2026 à Vogan, à une soixantaine de kilomètres de Lomé. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à l’appel du Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC), regroupant des partis d’opposition et des organisations de la société civile. Il s’agissait du deuxième meeting de ce type en trois mois. Les participants ont dénoncé la Constitution adoptée en 2024, qu’ils qualifient de « coup d’État constitutionnel ».
Cette réforme a transformé le régime présidentiel en régime parlementaire, confiant le pouvoir exécutif réel au président du Conseil des ministres – poste occupé par Faure Gnassingbé – tout en limitant le rôle du président de la République. David Dosseh, porte-parole du Front citoyen Togo debout, a réaffirmé le caractère illégal de ce changement. Le rassemblement, commencé par une cérémonie de libation, s’est déroulé dans le calme. Cette mobilisation intervient après que la Cour de justice de la Cédéao a qualifié, en juin 2026, la réforme de « changement inconstitutionnel de gouvernement ».
Pascal Kwilu