Imprimer

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé, le 13 juillet 2026, le lancement d’une vaste campagne gouvernementale visant à « démanteler » la Cour pénale internationale (CPI), qu’il accuse de menacer directement la souveraineté des États-Unis et la sécurité des Américains.
 
Dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal et une vidéo diffusée sur les réseaux, Rubio affirme que la CPI, initialement créée pour juger les pires crimes, est devenue « radicale et extrême » et mène aujourd’hui « une guerre » contre l’Amérique par le biais du droit international. Il évoque le risque que des soldats américains, des agents des frontières, des Marines ou des procureurs soient poursuivis par des juges étrangers sans le consentement des États-Unis. Parmi les mesures envisagées figurent des sanctions renforcées, des interdictions de visa et de voyage pour les responsables de la CPI, ainsi qu’une forte pression diplomatique sur les alliés pour qu’ils rejettent la juridiction de la Cour, notamment ceux qui bénéficient de l’aide américaine.
 
Les États-Unis n’ayant jamais ratifié le statut de Rome, cette offensive s’inscrit dans la continuité de la première présidence Trump et suscite déjà de vives réactions, entre soutien républicain et critiques des organisations de défense des droits humains.
 
Magloire Kibau