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Téhéran a franchi une étape significative dans l’escalade du conflit au Moyen-Orient en utilisant pour la première fois en combat ses missiles hypersoniques Fattah-2, selon plusieurs sources iraniennes et régionales relayées ce 1er mars 2026.D’après des rapports publiés aujourd’hui, un source militaire iranienne citée par Al Ghad et d’autres médias comme Sunday Guardian Live, Fars News et Izvestia affirme que le Fattah-2 a été déployé lors de la dernière vague de frappes de représailles contre des bases militaires américaines dans la région du Golfe Persique et des cibles israéliennes. Cette utilisation marque une première depuis le début des hostilités actuelles, après des attaques coordonnées américano-israéliennes sur des installations iraniennes fin février 2026, qui auraient inclus la mort du Guide suprême Ayatollah Ali Khamenei selon certaines annonces.L’Iran présente le Fattah-2 comme l’une de ses armes les plus avancées, capable de vitesses hypersoniques (supérieures à Mach 5, avec des revendications allant jusqu’à Mach 15) et de manœuvres en vol grâce à un véhicule de glissement hypersonique (HGV). Ces caractéristiques le rendraient particulièrement difficile à intercepter par les systèmes de défense anti-missiles occidentaux comme Patriot, THAAD ou Arrow.Caractéristiques principales du Fattah-2
  • Type : Missile balistique à moyenne portée évolué avec phase de glissement hypersonique (souvent décrit comme « missile de croisière hypersonique » par les sources iraniennes en raison de sa trajectoire non purement balistique).
  • Portée : Environ 1 400 à 1 500 km (certaines variantes potentielles jusqu’à 2 000 km).
  • Vitesse : Hypersonique en phase terminale, avec capacités de manœuvre pour contourner les défenses.
  • Charge : Environ 200 kg d’explosifs, adapté à des cibles terrestres ou navales.
  • Développement : Successeur du Fattah-1 dévoilé en 2023 par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (IRGC), le Fattah-2 a été présenté en novembre 2023 et intègre un booster à propergol solide combiné à une phase liquide pour la glissade hypersonique.
Les médias iraniens (Mehr News, ISNA, IRIB) et des agences comme APA soulignent que ces missiles ont été lancés « pour la première fois depuis le début de la guerre » dans le cadre d’opérations de représailles massives. L’IRGC a revendiqué des frappes sur des bases américaines (comme Al Udeid au Qatar, Al Dhafra aux Émirats, ou la Ve Flotte à Bahreïn) et des sites israéliens (Tel Aviv et environs), avec des salves incluant drones et missiles conventionnels. Des vidéos de lancements circulent sur les réseaux, montrant des tirs nocturnes et provoquant des sirènes d’alerte en Israël.Contexte d’escalade régionaleCet emploi survient au cœur d’une intensification dramatique : après des frappes préventives US-Israël sur l’Iran (fin février 2026), Téhéran a répondu par des vagues successives de missiles et drones, élargissant les cibles à plusieurs pays du Golfe hébergeant des installations américaines. Les autorités iraniennes affirment que le Fattah-2 change la donne en rendant obsolètes certaines défenses, bien que les bilans d’impacts restent controversés – beaucoup de projectiles interceptés selon les sources US et israéliennes, avec des dommages limités rapportés, mais des vidéos montrent des explosions et des fumées dans des zones ciblées.
 
Les experts notent que les capacités réelles du Fattah-2 (précision, taux de pénétration, vulnérabilité aux contre-mesures) demeurent débattues et non vérifiées indépendamment. Néanmoins, son déploiement opérationnel symbolise l’avancée rapide du programme balistique iranien et accroît les risques d’une escalade plus large, avec des craintes pour la stabilité régionale et les approvisionnements énergétiques mondiaux.La situation évolue rapidement : nouvelles frappes israéliennes sur Téhéran signalées, vigilance maximale sur les bases US, et menaces iraniennes de « frappes plus puissantes » si les agressions persistent. Les enquêtes et vérifications se poursuivent pour confirmer l’ampleur des dégâts et l’efficacité réelle de cette nouvelle arme.
 
 
Jean-Claude Kiwewa