Imprimer

L’Iran a revendiqué des frappes massives contre des cibles américaines dans le Golfe en représailles aux attaques conjointes américano-israéliennes qui ont éliminé le Guide suprême Ali Khamenei fin février 2026. Téhéran affirme avoir « complètement détruit » une base américaine au Koweït (comme Ali Al Salem ou Camp Arifjan), lourdement endommagé Bahreïn (siège de la 5ᵉ Flotte US et aéroport international), et touché le porte-avions USS Abraham Lincoln par quatre missiles balistiques, causant au total environ 560 soldats américains tués ou blessés.Ces affirmations sont largement contredites par Washington.
 
Le CENTCOM (Commandement central des États-Unis) a formellement démenti toute frappe sur l’USS Abraham Lincoln, précisant que « les missiles n’ont même pas approché » et que le navire poursuit ses opérations aériennes. Les pertes US confirmées se limitent à 3 tués et 5 grièvement blessés, principalement au Koweït, avec des dommages réels mais limités sur les bases (incendies, toits effondrés, fumée visible). Bahreïn a subi des impacts sur la base navale et l’aéroport (dommages mineurs), sans bilan massif. Ces claims iraniens s’inscrivent dans une guerre de l’information classique, amplifiant les effets des contre-attaques.Parallèlement, le Hezbollah libanais, allié de l’Iran, a tiré des roquettes sur Israël en « vengeance » pour la mort de Khamenei, rompant une trêve fragile. Israël a riposté par des frappes « chirurgicales » sur Beyrouth et le sud du Liban, tuant au moins 31 personnes selon les autorités libanaises. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem (successeur de Hassan Nasrallah assassiné en 2024), est désormais une « cible marquée pour élimination » en raison de sa décision d’entrer dans le conflit sous pression iranienne.
 
Aucune source fiable ne confirme l’élimination de Qassem ni d’une décapitation massive du commandement du Hezbollah dans les minutes suivant l’annonce de la guerre ; le leader reste actif et a promis de « confronter l’agression ».
 
Magloire Kibau