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Le président américain Donald Trump a déclaré, lors d’une conférence de presse et dans des interviews, qu’il ne s’inquiétait pas des accusations de crimes de guerre si les États-Unis frappaient des infrastructures civiles en Iran, notamment des centrales électriques et des ponts. Ces menaces interviennent dans le cadre de l’ultimatum fixé par Washington à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, vital pour le transport mondial du pétrole, sous peine de destructions massives.Trump a justifié sa position en qualifiant le régime iranien d’« animaux » responsables de la mort de dizaines de milliers de personnes, notamment lors de la répression des manifestations. Il a affirmé que laisser l’Iran se doter de l’arme nucléaire constituerait un véritable crime, et que lui seul déciderait du moment d’un éventuel cessez-le-feu.
 
Ces propos, souvent accompagnés d’un langage cru et expletif sur les réseaux sociaux, ont été interprétés comme une menace directe de viser des cibles civiles, ce qui est interdit par les Conventions de Genève. L’Iran a immédiatement réagi en dénonçant une « intention claire de commettre des crimes de guerre ». Des responsables iraniens, dont le vice-ministre des Affaires étrangères, ont rappelé que de telles attaques contre des centrales électriques ou des infrastructures de transport violeraient le droit international humanitaire. De leur côté, plusieurs experts en droit international et des élus américains (dont le sénateur Chuck Schumer) ont accusé Trump de « divaguer comme un fou furieux » et de menacer ouvertement de commettre des actes illégaux.
 
Ce durcissement rhétorique intervient alors que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans sa troisième semaine, avec un blocus partiel du détroit d’Ormuz par Téhéran qui fait craindre une crise énergétique mondiale. À ce stade, un cessez-le-feu de 45 jours proposé par des médiateurs a été jugé « insuffisant » par Trump.
 
Pascal Kwilu