
Mardi 7 avril 2026, à quelques heures de l’expiration de son ultimatum, le président américain Donald Trump a lancé une menace extrême contre l’Iran. Sur sa plateforme Truth Social, il a déclaré qu’« une civilisation entière va mourir ce soir, pour ne jamais renaître », si Téhéran ne rouvrait pas complètement le détroit d’Ormuz. Il avait également évoqué la possibilité de détruire en une seule nuit tous les ponts et centrales électriques du pays. Moins de deux heures avant l’échéance fixée à 20 h (heure de Washington), Donald Trump a annoncé le report de son ultimatum de deux semaines. Un cessez-le-feu temporaire a été conclu entre les États-Unis, l’Iran et Israël, avec la réouverture partielle ou coordonnée du détroit d’Ormuz, voie maritime vitale pour le commerce mondial du pétrole.
L’Iran a immédiatement qualifié cet accord de « grande victoire ». Les autorités iraniennes affirment avoir forcé Washington à accepter une grande partie de leur plan en 10 points et parlent d’une « défaite historique » pour les États-Unis et Israël. Des célébrations spontanées ont éclaté dans les rues de Téhéran et d’autres villes, avec des foules brandissant des drapeaux iraniens et brûlant parfois des effigies américaines.Du côté américain, Donald Trump présente également le cessez-le-feu comme une victoire, affirmant que l’Iran a cédé sur la réouverture du détroit.
Des négociations doivent débuter vendredi à Islamabad (Pakistan) pour tenter de trouver un accord durable. Ce recul de dernière minute intervient après plus d’un mois de conflit qui a fortement perturbé l’économie mondiale et fait craindre une escalade majeure au Moyen-Orient. De nombreuses voix internationales, dont le pape Léon XIV, avaient qualifié les menaces de Trump d’« inacceptables ». La situation reste fragile : des attaques isolées ont encore été signalées dans les heures suivant l’annonce du cessez-le-feu.
JCC Ngoy