Imprimer

Le vice-président américain J.D. Vance a assuré que les Iraniens « ont fait un pas envers nous » lors des négociations, jugeant qu’il y avait là des signes encourageants. Cependant, après plus de 21 heures de discussions marathon à Islamabad au Pakistan les 11 et 12 avril 2026, les pourparlers directs entre les États-Unis et l’Iran se sont soldés par un échec : aucun accord n’a été conclu.
 
Vance a expliqué que les Iraniens ont « choisi de ne pas accepter nos termes », notamment l’exigence américaine d’un engagement ferme et à long terme pour renoncer à toute arme nucléaire et aux capacités permettant d’en fabriquer rapidement. Il a qualifié cette issue de « mauvaise nouvelle, davantage pour l’Iran que pour les États-Unis », tout en précisant que Washington avait présenté son « offre finale et la meilleure possible ». La balle reste donc dans le camp iranien, et la porte n’est pas totalement fermée à une reprise des négociations.Ces discussions visaient à consolider un cessez-le-feu fragile dans le conflit qui oppose les États-Unis, Israël et l’Iran, avec des tensions persistantes au Liban et autour du détroit d’Ormuz.
 
Malgré des échanges qualifiés de « substantiels », le principal point de blocage demeure le programme nucléaire iranien. La situation reste tendue : les États-Unis ont annoncé des mesures de pression supplémentaires, comme un blocus naval potentiel des ports iraniens, tandis que Téhéran maintient une posture ferme.
 
Magloire Kibau