
L’Iran affirme avoir de nouveau fermé le détroit d’Ormuz en raison du maintien du blocus naval américain.Samedi 18 avril 2026, Téhéran a annoncé reprendre le « strict contrôle » du détroit d’Ormuz et l’avoir replacé sous « gestion stricte » des forces armées iraniennes, revenant ainsi sur sa décision de la veille de le rouvrir complètement aux navires commerciaux. Cette volte-face intervient après que l’Iran avait déclaré le détroit entièrement ouvert pour la durée restante du cessez-le-feu (notamment lié à la trêve au Liban).
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a clairement menacé : « Si le blocus se poursuit, le détroit d’Ormuz ne restera pas ouvert », précisant que tout passage devra désormais obtenir l’autorisation de l’Iran. Les autorités iraniennes considèrent le maintien du blocus américain comme une violation de la trêve et un « acte de piraterie ».Rappel des faits : depuis le 13 avril, les États-Unis, sur ordre de Donald Trump, imposent un blocus visant les navires entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens, afin de faire pression sur Téhéran dans le cadre des négociations globales (incluant le programme nucléaire). Trump a salué la réouverture temporaire annoncée vendredi, mais a immédiatement confirmé que le blocus américain resterait en vigueur jusqu’à la conclusion d’un accord complet.Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du GNL mondial, reste donc sous forte tension.
Pour l’instant, il ne s’agit pas nécessairement d’un blocage physique total avec mines ou attaques, mais d’un contrôle strict iranien qui perturbe fortement le trafic maritime. Toute prolongation de cette situation risque d’entraîner une nouvelle flambée des prix du brut et de graves perturbations économiques mondiales.Cette nouvelle escalade s’inscrit dans la crise plus large au Moyen-Orient. Les négociations se poursuivent, mais la situation évolue très rapidement.
Pascal Kwilu