
Le président américain Donald Trump a affirmé ce lundi 20 avril 2026 qu’un accord avec l’Iran pourrait être signé aujourd’hui même au Pakistan, dans un contexte de fortes tensions et d’un cessez-le-feu fragile sur le point d’expirer.Dans des déclarations faites à la presse, Trump a indiqué que la délégation américaine, dirigée par le vice-président JD Vance et accompagnée des envoyés spéciaux Steve Witkoff et Jared Kushner, était en route vers Islamabad pour une nouvelle session de négociations. Il a déclaré qu’un accord était « très proche » et qu’il pourrait être signé ce soir (ou dans la journée), tout en présentant l’offre américaine comme « très juste et raisonnable ».
Trump a cependant maintenu la pression en répétant ses menaces : si l’Iran refuse le deal, les États-Unis frapperont « chaque centrale électrique et chaque pont » en Iran. Il a également qualifié la situation de « dernière chance » pour Téhéran.Cette affirmation optimiste intervient alors que le cessez-le-feu de deux semaines, conclu début avril, arrive à échéance autour du 22 avril. Les premières négociations marathon à Islamabad les 11 et 12 avril n’avaient pas abouti à un accord après plus de 20 heures de discussions. L’Iran a exprimé de sérieux doutes sur la bonne foi américaine, notamment après la saisie récente par les forces US du cargo iranien Touska en mer d’Oman, qualifiée de « violation » et de « piraterie » par Téhéran. Le porte-parole iranien a même indiqué que son pays n’avait pas l’intention de participer à la session d’aujourd’hui, réclamant la levée du blocus américain sur ses ports avant toute nouvelle discussion.Les points de blocage restent les mêmes : durée de suspension de l’enrichissement d’uranium (les États-Unis demandent une période longue, l’Iran propose beaucoup plus courte), contrôle du détroit d’Ormuz, sanctions et éventuelles compensations.
Malgré l’optimisme affiché par Trump, de nombreux observateurs estiment qu’un accord formel signé aujourd’hui est peu probable, compte tenu du manque de confiance mutuelle, de la distance (la délégation américaine arrive en soirée à Islamabad) et de la position ferme de Téhéran.La médiation pakistanaise reste active pour tenter de maintenir le dialogue, mais la situation reste extrêmement volatile. Les prochaines heures seront décisives : soit une avancée diplomatique de dernière minute pour prolonger ou consolider le cessez-le-feu, soit un risque réel de reprise des hostilités. Cette annonce illustre le style de négociation de Trump, mélange d’optimisme affiché, de menaces fortes et de pression maximale. La communauté internationale suit avec attention l’évolution des événements, qui pourraient avoir un impact majeur sur la stabilité du Moyen-Orient et les prix du pétrole mondial.
Pascal Kwilu