
L’accord « n’a jamais été aussi proche » d’être conclu, selon le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dans une déclaration récente datée du vendredi 12 juin 2026, alors que les négociations entre Téhéran et Washington sur un accord-cadre visant à mettre fin aux hostilités actuelles au Moyen-Orient progressent dans un contexte de fortes tensions régionales. Donald Trump a affirmé de son côté qu’un « très bon accord » était quasiment bouclé et pourrait être signé rapidement, potentiellement ce week-end en Europe, avec un texte déjà validé par les plus hautes autorités iraniennes, mais la diplomatie iranienne adopte une posture plus prudente en soulignant que si l’accord n’a jamais été aussi proche, aucun texte définitif n’a encore été formellement approuvé par Téhéran, car il doit encore recevoir le feu vert des instances suprêmes pour préserver pleinement les intérêts nationaux du pays.
Parmi les principaux points du projet figurent la levée des sanctions américaines, l’accès aux revenus pétroliers gelés à l’étranger, ainsi que des mécanismes concrets pour mettre fin au conflit en cours, notamment le déblocage des ports et la fin du blocus économique, des discussions qui se poursuivent via des intermédiaires et qui ont connu des avancées notables malgré des divergences persistantes sur certains termes du langage final.
Il s’agit d’un ballet diplomatique classique où les Américains expriment un optimisme marqué pour consolider leur position tandis que les Iraniens tempèrent les attentes pour ne pas paraître céder sous pression tout en maintenant la porte ouverte aux négociations ; des frappes récentes des deux côtés ont rendu le dossier particulièrement sensible, et cette expression « n’a jamais été aussi proche » rappelle les phases finales des pourparlers sur le JCPOA de 2015, même si l’enjeu actuel porte davantage sur la fin de la guerre en cours que sur le seul dossier nucléaire.
Nadine Kibau