
Ce lundi 9 février 2026, le président angolais João Lourenço (président en exercice de l’Union africaine) reçoit en visite de travail à Luanda son homologue togolais Faure Essozimna Gnassingbé, qui agit en tant que médiateur de l’UA pour la résolution de la crise dans la région des Grands Lacs (principalement centrée sur l’est de la RDC, avec les tensions impliquant le M23, le Rwanda et d’autres acteurs).
Cette rencontre en tête-à-tête intervient :
- Quelques jours seulement avant le sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba (Éthiopie), où la situation sécuritaire dans les Grands Lacs devrait figurer parmi les priorités.
- Trois semaines après la mise en place d’une architecture de médiation renforcée, suite à la réunion de haut niveau tenue à Lomé les 16-17 janvier 2026, qui visait à harmoniser et consolider les différents processus de paix (Luanda, Nairobi, etc.) sous l’égide de l’UA.
- Les discussions porteront sur les questions régionales et continentales liées à l’intégration, la paix, la sécurité et la stabilité en Afrique, avec un accent particulier sur les Grands Lacs.
- Faure Gnassingbé poursuit une approche inclusive et concertée pour instaurer une paix durable, en coordination avec les co-facilitateurs et les acteurs régionaux (EAC, SADC, etc.).
- Cette navette diplomatique s’inscrit dans la continuité de ses récents déplacements (Ouganda, RDC, Rwanda, etc.) et vise à préparer le terrain pour des avancées concrètes au sommet de l’UA.
João Lourenço, qui a longtemps été médiateur sur ce dossier avant de passer le relais à Gnassingbé en 2025, reste une figure clé en tant que président en exercice de l’UA. Cette concertation régulière entre les deux leaders souligne l’effort africain pour éviter la fragmentation des initiatives et renforcer une médiation unifiée face à la persistance des violences à l’est de la RDC.
Le timing est crucial : à l’approche du passage de témoin à la présidence de l’UA (probablement vers le Burundi avec Évariste Ndayishimiye), cette rencontre pourrait aider à aligner les positions et à définir des recommandations claires pour le sommet d’Addis-Abeba.
Magloire Kibau