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Les États-Unis ont récemment appelé Kinshasa (gouvernement de la RDC) et l'AFC-M23 (l'Alliance Fleuve Congo alliée au mouvement rebelle M23) à respecter pleinement la trêve en cours dans l'est de la République démocratique du Congo.Ce appel intervient dans un contexte de forte pression diplomatique pour transformer les engagements en actes concrets sur le terrain. Selon des sources congolaises et internationales datant du 14 février 2026 : Washington accentue ses efforts pour que la trêve annoncée « ne reste pas lettre morte ». Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour l’Afrique, a salué l'acceptation par la RDC de la proposition de cessez-le-feu avancée par l'Angola (prévue pour entrer en vigueur le 18 février 2026), en la qualifiant de signal positif. Il insiste toutefois sur la nécessité d'actions immédiates : halt des hostilités (y compris les attaques de drones), gel strict des positions militaires, et mise en œuvre rapide du mécanisme de surveillance et de vérification issu des accords de Doha.
 
Les États-Unis, aux côtés de Bruxelles et d'autres acteurs, exigent des mécanismes vérifiables pour consolider la trêve et protéger les civils, soulignant que les déclarations seules ne suffisent plus.
Du côté des parties : Kinshasa (présidence de Félix Tshisekedi) a accepté la proposition angolaise « dans un esprit de responsabilité et d’apaisement », mais reste prudent : il met en garde contre toute consolidation unilatérale des positions par l'adversaire pendant la trêve, ce qui compromettrait le processus. L'AFC/M23 (via son coordonnateur politique Corneille Nangaa) affiche une position ambivalente : prêt à appliquer « sans délai et de bonne foi » les mécanismes de Doha, mais critique la « fragmentation diplomatique » de Kinshasa et les cadres parallèles qui dilueraient les négociations.

Ce développement s'inscrit dans une série d'initiatives plus larges : le processus de Doha (médiation qatarie) avec accords-cadres et mécanismes de monitoring, les accords de Washington (entre RDC et Rwanda, sous égide US),et le déploiement imminent de MONUSCO à Uvira pour surveiller le cessez-le-feu et Efforts parallèles de l'Angola (médiateur régional) et de l'Union africaine.

Malgré ces avancées, les trêves précédentes ont souvent été fragiles, et la communauté internationale (États-Unis en tête) met l'accent sur la mise en œuvre effective pour éviter une nouvelle escalade dans cette région riche en minerais mais ravagée par le conflit depuis des années. La situation reste tendue, avec un scepticisme persistant des deux côtés.
 
Magloire Kibau