
Ce lundi 16 février 2026, l’opposant Martin Fayulu Madidi, président de l’ECiDé et figure de la coalition Lamuka, a vivement condamné une agression visant son cortège et le siège du parti ADDCONGO (Alliance des Démocrates pour le Développement du Congo) de Prince Epenge, juste après une messe commémorative à la paroisse Saint-Joseph de Matonge (commune de Kalamu, Kinshasa).La messe, célébrée en mémoire des martyrs du 16 février 1992 (victimes de la répression lors des manifestations pour la Conférence nationale souveraine sous Mobutu), réunissait plusieurs opposants de Lamuka, dont Fayulu, Prince Epenge, Devos Kitoko et d’autres. Selon les déclarations de Martin Fayulu relaient sur les médias, des éléments identifiés comme membres de la Force du Progrès (mouvement de jeunesse affilié à l’UDPS, parti au pouvoir) ont tendu une embuscade :
« Aujourd’hui après la messe du 16 février à Saint-Joseph, des éléments de la Force du Progrès ont attaqué mon cortège ainsi que le siège de l’ADDCONGO de Prince Epenge. Plusieurs membres de Lamuka ont été sauvagement blessés à la machette. La violence n’a pas sa place en politique. »Prince Epenge (porte-parole de Lamuka) a dénoncé une « milice rattachée au parti au pouvoir » et annoncé que son parti porterait plainte dès le 17 février. L’ADDCONGO, membre de Lamuka, parle d’une attaque « barbare » et appelle à la justice.Aucune réaction officielle immédiate du gouvernement, de l’UDPS ou de la Force du Progrès n’a été recensée à ce stade. La police est intervenue tardivement selon les opposants.Cet incident ravive les tensions politiques à Kinshasa, sur fond de commémoration sensible et de polarisation accrue entre pouvoir et opposition (Lamuka reste très critique envers le régime Tshisekedi).
- Le cortège de Fayulu a été attaqué à coups de pierres et d’armes blanches (machettes) près du siège de l’ECiDé.
- Les assaillants se sont ensuite dirigés vers le siège de l’ADDCONGO (situé sur le boulevard Triomphal / avenue de l’Enseignement), où plusieurs militants ont été grièvement blessés.
- Bilan rapporté : au moins 3 à 4 blessés (dont certains hospitalisés), selon Prince Epenge et des témoins. Prince Epenge lui-même a été évacué en urgence par la police après un siège d’environ une heure.
« Aujourd’hui après la messe du 16 février à Saint-Joseph, des éléments de la Force du Progrès ont attaqué mon cortège ainsi que le siège de l’ADDCONGO de Prince Epenge. Plusieurs membres de Lamuka ont été sauvagement blessés à la machette. La violence n’a pas sa place en politique. »Prince Epenge (porte-parole de Lamuka) a dénoncé une « milice rattachée au parti au pouvoir » et annoncé que son parti porterait plainte dès le 17 février. L’ADDCONGO, membre de Lamuka, parle d’une attaque « barbare » et appelle à la justice.Aucune réaction officielle immédiate du gouvernement, de l’UDPS ou de la Force du Progrès n’a été recensée à ce stade. La police est intervenue tardivement selon les opposants.Cet incident ravive les tensions politiques à Kinshasa, sur fond de commémoration sensible et de polarisation accrue entre pouvoir et opposition (Lamuka reste très critique envers le régime Tshisekedi).
Magloire Kibau