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Le mercredi 18 février 2026, Martin Fayulu, président de la plateforme politique LAMUKA et figure de proue de l’opposition en République démocratique du Congo, a salué l’initiative du Conseil interreligieux congolais (CIC) visant la mise en œuvre d’une Commission Vérité et Réconciliation (CVR).
 
Une délégation du CIC, conduite par son président, l’archevêque Israël Dodo Kamba, a rencontré Martin Fayulu et son équipe à Faden House, siège du parti ECiDé, pour lui présenter ce projet ambitieux. L’objectif principal de cette commission, inspirée des mécanismes de justice transitionnelle, est de favoriser la réconciliation nationale, de restaurer la confiance entre les différents acteurs politiques et de créer les conditions propices à un dialogue national inclusif durable. Cette démarche intervient dans un contexte marqué par des tensions politiques persistantes, une fragmentation de l’opposition, des crises sécuritaires graves à l’est du pays et des divisions profondes au sein de la classe politique.
 
À l’issue des échanges, Martin Fayulu s’est montré ouvert et favorable à l’initiative. L’archevêque Dodo Kamba a exprimé sa grande satisfaction face à cet accueil positif, soulignant que le leader de LAMUKA a « apprécié » la proposition et a apporté des contributions et recommandations pertinentes. Selon le président du CIC, cette étape s’inscrit dans une série de consultations menées auprès de plusieurs personnalités politiques, dont André Mbata (Secrétaire permanent de l’Union sacrée), Jean-Marc Kabund (président de A.Ch.), Delly Sessanga (président d’ENVOL) et d’autres, afin de bâtir un consensus le plus large possible autour de cette commission comme préalable indispensable à tout processus de paix et de cohésion nationale.
 
Cette initiative portée par les confessions religieuses, via le CIC (qui regroupe notamment des représentants des Églises catholique, protestante et autres), s’inscrit dans un effort plus large pour promouvoir un dialogue apaisé et inclusif. Elle intervient alors que le président Félix Tshisekedi a posé des conditions strictes à tout dialogue politique et que les acteurs religieux, souvent médiateurs dans les crises congolaises, cherchent à jouer un rôle central pour dépasser les blocages actuels.
 
Pascal Kwilu