
La rencontre entre le président burundais Évariste Ndayishimiye et le cardinal Fridolin Ambongo a eu lieu le jeudi 19 février 2026 (ou le 20 selon certaines sources) à Addis-Abeba, en Éthiopie, en marge du sommet de l'Union africaine. Cette audience en tête-à-tête s'est déroulée peu après que Ndayishimiye a pris les rênes de la présidence tournante de l'UA pour l'année 2026, succédant à João Lourenço.Au cœur des discussions : l'évolution de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, marquée par des tensions persistantes, des conflits armés transfrontaliers, une insécurité chronique et des ingérences externes. Les deux personnalités ont insisté sur la nécessité d'une action collective, d'une mobilisation régionale accrue et d'une synergie entre acteurs politiques et religieux pour consolider la paix, promouvoir la cohésion sociale et lutter contre l'impunité.Le cardinal Ambongo, archevêque de Kinshasa et président du Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM), a exprimé le soutien plein et entier de l'Église catholique au leadership de Ndayishimiye à la tête de l'UA.
Il a promis une visite prochaine au Burundi et salué cette collaboration entre leadership politique et autorité morale. De son côté, le président burundais a salué le rôle actif de l'Église catholique dans la promotion de la paix sous-régionale, tout en réaffirmant son engagement pour mettre fin aux "guerres par procuration" et aux ingérences dans la région.Cette rencontre intervient dans un contexte stratégique : le Burundi assume la présidence de l'UA avec un accent fort sur la paix et la sécurité en Afrique, particulièrement dans les Grands Lacs. Elle fait écho au récent protocole d'accord signé entre le SCEAM et l'UA (le 13 février 2026), qui renforce leur partenariat sur la prévention des conflits, l'observation électorale, la cohésion sociale, le dialogue interreligieux et les droits humains.
La RDC et le Burundi partagent des défis communs, notamment liés au M23 et aux groupes armés dans l'Est congolais, rendant ce dialogue à la fois symbolique et hautement stratégique. L'information circule largement depuis le 20 février 2026 et suscite beaucoup d'intérêt, avec des appels à des consultations régulières entre les deux parties. À suivre pour d'éventuelles suites, notamment une possible visite du cardinal Ambongo à Bujumbura !
Nadine Kibau