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L’opposant Claudel André Lubaya, ancien député et proche de Joseph Kabila, a vivement réagi aux déclarations du président Félix Tshisekedi lors de sa conférence de presse du 6 mai 2026, dans lesquelles ce dernier n’exclut pas un troisième mandat si « le peuple le veut », via un éventuel référendum. Pour Claudel Lubaya, « aucune disposition de la Constitution ne permet de violer sa lettre au nom d’une prétendue volonté populaire ».
 
Il insiste sur le fait que la loi fondamentale organise exclusivement les modalités de sa révision (article 218), mais ne permet en aucun cas de transgresser ses dispositions intangibles, notamment l’article 220 qui verrouille le nombre de mandats. L’opposant en exil martèle : « Ni mission, ni 3ᵉ mandat ». Selon lui, invoquer la souveraineté populaire pour contourner la Constitution relèverait d’une démarche frauduleuse et pourrait constituer une haute trahison, engageant la responsabilité des autorités concernées.
 
Il rappelle également l’article 64 qui oblige tout citoyen à défendre l’ordre constitutionnel. Cette prise de position s’inscrit dans un débat politique tendu en RDC, où l’opposition voit dans les propos du chef de l’État une tentative de « glissement » constitutionnel.
 
Nadine Kibau