
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont repoussé, le 28 juillet 2026, une incursion armée menée par des miliciens Bakata Katanga dans le territoire de Bukama, en province du Haut-Lomami. L’attaque, survenue à environ 120 kilomètres au sud-est de Kamina, a été rapidement contenue par les unités loyalistes déployées sur place.
Selon une dépêche du service de communication des FARDC, les assaillants, placés sous le commandement d’un certain Kilolo, ont tenté de prendre d’assaut des positions militaires avant d’être contraints de se replier. Les opérations de ratissage se poursuivent actuellement dans les profondeurs du parc national de l’Upemba, où les miliciens se seraient retranchés.
L’information a été confirmée lors de la visite de travail effectuée à Kamina par le chef d’état-major général des FARDC, le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe. Accueilli à l’aéroport par le général de brigade Edgar Lose, commandant de la 221ᵉ base aérienne, le haut responsable militaire s’est ensuite rendu à la résidence du vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale, Guy Kabongo. C’est à cette occasion qu’un briefing détaillé a été présenté sur la situation sécuritaire de la région, incluant le compte rendu de l’attaque de Bukama.La société civile locale a fait état d’un bilan humain limité : un corps sans vie a été retrouvé sur les lieux des affrontements. Cette nouvelle confrontation s’inscrit dans une série d’incursions attribuées aux groupes Maï-Maï opérant depuis le parc de l’Upemba, une zone qui sert régulièrement de refuge aux miliciens actifs dans le nord de l’ancien Katanga.
Les FARDC ont réaffirmé leur détermination à poursuivre les opérations jusqu’à la neutralisation complète des éléments armés en fuite, afin de rétablir pleinement la sécurité et de protéger les populations civiles de Bukama et des environs. Cette mission du chef d’état-major général intervenait en prélude à la visite du président Félix Tshisekedi dans le Haut-Lomami, où le chef de l’État a inauguré plusieurs infrastructures d’intérêt social.
Pascal Kwilu