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Une attaque attribuée à des miliciens Maï-Maï a frappé dimanche matin 2 août 2026 la localité de Kyubo Mamba, située dans le territoire de Mitwaba en province du Haut-Katanga, en République démocratique du Congo. Selon les informations recueillies auprès de la société civile locale et confirmées par plusieurs sources médiatiques congolaises, les assaillants ont pris pour cible un cantonnement militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo entre cinq heures et huit heures du matin. Ils ont ouvert le feu avant de mettre le feu aux installations, provoquant un incendie qui a ravagé le site.
 
Le bilan provisoire fait état de huit morts. Parmi les victimes figurent deux militaires ainsi que six membres de leurs familles, dont l’épouse d’un soldat et cinq enfants, qui ont péri dans les flammes. Deux autres militaires ont été blessés par balles tandis que quatre femmes ont subi des brûlures. Certains rapports, s’appuyant sur les déclarations du ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité Jean-Jacques Kashiba, évoquent légèrement des variations dans le décompte exact des militaires tués, mais convergent sur l’ampleur globale de la tragédie.
 
Après l’assaut, le calme serait revenu dans la zone. Des renforts ont immédiatement été dépêchés depuis Mitwaba-centre afin de sécuriser les lieux et de tenter de retracer l’itinéraire des assaillants. Le ministre provincial a par ailleurs annoncé son intention de se rendre sur place dans les heures suivantes pour évaluer la situation.
 
Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte d’instabilité persistante dans le territoire de Mitwaba, une région déjà marquée par des incursions de groupes armés qualifiés de Maï-Maï, parfois associés à des mouvements comme Debout Katanga ou Bakata Katanga. Des incidents similaires avaient notamment été signalés plus tôt dans l’année, en particulier autour du parc national de l’Upemba. Les informations disponibles reposent encore largement sur des témoignages de la société civile et des déclarations provinciales ; des bilans définitifs et des précisions supplémentaires de la part du commandement militaire pourraient encore intervenir.
 
Magloire Kibau