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Génocost désigne le terme officiel congolais (contraction de « génocide » et « cost », pour le coût économique) qui qualifie les massacres, crimes de masse et souffrances endurés par des millions de Congolais depuis les années 1990, en lien avec les conflits armés et l’exploitation des ressources naturelles dans l’est de la RDC.
 
La citation de Félix Tshisekedi s’inscrit dans le cadre de la Journée nationale du Génocost (2 août), instituée par la loi congolaise. Lors de la cérémonie de 2026 au Mémorial de Kinshasa, le président a souligné que la mémoire ne doit pas se limiter à un regard nostalgique ou à l’entretien des blessures, mais constituer un travail de vérité, une exigence de justice et un rempart contre la répétition des atrocités.
 
Dans son discours, il a également insisté sur le fait que la commémoration n’est ni un appel à la haine ni une invitation à la vengeance, que « aucune vie ne saurait être réduite à un chiffre », et a annoncé le passage en phase opérationnelle du Musée national GENOCOST (complexe destiné à centraliser archives, preuves et témoignages) ainsi que la budgétisation des réparations pour les survivants, présentées comme une obligation de justice et non comme une faveur.
 
Cette approche vise à lutter contre le négationnisme, à transmettre l’histoire aux générations futures et à soutenir les appels à la reconnaissance internationale, à la vérité et à des mécanismes de justice.
 
Pascal Kwilu