Imprimer

C’est quasiment une passe d’armes entre le président de la CENI, Denis Kadima, et Nicolas Kazadi, ministre des Finances, au sujet du financement des élections en 2023. Les journaux parus ce matin, à Kinshasa, reviennent sur cette polémique.

« Denis Kadima au banc des accusés ! », s’exclame Forum des AS de ce matin. Le journal fait savoir qu’à la suite de la déclaration du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, sur la surfacturation de 30 à 40 fois du prix normal des véhicules dont la CENI dit avoir besoin, il est important de rappeler à cette institution de ne pas saigner les ressources de l’Etat. Une réaction faisant suite à la sortie médiatique de Denis Kadima se plaignant des problèmes de moyens que le gouvernement n’a pas encore alloué à son institution.

Entre le Gouvernement et le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le courant ne passe pas, conclut carrément Econews. Ce quotidien rapporte qu’en l’espace de 48 heures, « les deux parties se sont lancées des flèches empoisonnées, l’une et l’autre se déchargeant d’une quelconque responsabilité de bloquer le processus électoral. Si Denis Kadima, président de la CENI, a été le premier à dégainer sur les antennes de la radio Top Congo Fm, mis en cause, le ministre des Finances, Nicolas Kazadi Kadima-Nzuji, s’est cherché du même canal pour lui régler des comptes. » Adoubé par le parti au pouvoir, l’UDPS, après le choix de six confessions religieuses, Denis Kadima s’éloigne de plus en plus de ses parrains politiques, constate le même tabloïd.

De son côté, La Prospérité, évoquant l’enquête menée par des journalistes du Groupe Afrique Investigations et aux propos du ministre des Finances, la consœur affirme qu’« accusé de surfacturation et manipulation des chiffres, la CÉNI, sous Kadima, est mal partie ». Ce journal explique « entre la carte d’électeur provisoire et une carte d’identité définitive, comment Denis Kadima veut court circuiter le gouvernement ».

A ce journal de noter que les résultats de l’enquête du Groupe Afrique Investigations il semble « se profiler comme une manœuvre de la CENI à penser imposer de nouveau des cartes d’électeur au pays entier alors que le Chef de l’Etat avait promis, lors de son discours du 6 décembre 2020, la délivrance de la carte d’identité aux Congolais. Cette carte d’identité devra être délivrée par l’ONIP sous la guidance, de par ses attributions, du ministère de l’Intérieur, Sécurité et Décentralisation ».

D’après l’analyse de ce groupe des journalistes, poursuit Africanews qui a évoqué le même sujet, « le schéma du président de la CENI tend non seulement à prolonger le provisoire en cherchant à produire une nouvelle carte d’électeur, mais aussi à imposer un double décaissement des fonds tant l’Exécutif se verrait contraint de financer dans un premier temps la production de la carte d’électeur et, dans un second lieu, l’impression de la carte d’identité biométrique ».

Dans un tout autre dossier, le journal La République revient sur l’anniversaire de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) et titre à sa Une : « UDPS : 40 ans sans maturité ! ». Hier, mardi, 15 février 2022, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) devenait quadragénaire. Ce tabloïd note simplement qu’après 40 ans, incohérence et tâtonnement. Alors que le journal Le Vrai Modérateur, lui, perçoit de l’incertitude autour de Tshisekedi avec ce parti.

 

Dido Nsapu / digitalcongo.cd