
La République Démocratique du Congo (RDC) a officiellement lancé, mi-juin 2025, la production locale de médicaments antituberculeux de première ligne, une avancée historique pour la souveraineté sanitaire du pays. Le laboratoire pharmaceutique congolais PHATKIN a produit le premier lot, que le ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, a réceptionné symboliquement avant de le remettre au Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT). Ce premier lot permettra de traiter plus de 47 000 patients dans 13 provinces et vise à éviter les pénuries liées aux importations internationales.
Cette initiative s’inscrit dans le Plan national de développement sanitaire 2024-2033 et dans la volonté présidentielle de renforcer la production locale de médicaments essentiels, réduisant ainsi la dépendance aux importations. La tuberculose reste un enjeu majeur de santé publique en RDC ; la production locale garantit un accès plus rapide et fiable aux traitements, diminue les coûts logistiques, crée des emplois et favorise le transfert de technologies. La RDC devient ainsi le deuxième pays africain à produire localement ces médicaments antituberculeux, concrétisant le passage d’un vœu à une réalité industrielle. Cette nouvelle, largement relayée par les médias congolais et le ministère de la Santé, marque un progrès concret vers une industrie pharmaceutique nationale plus ambitieuse.
Nadine Kibau