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L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a franchi un seuil tragique, avec un bilan qui dépasse désormais les 500 morts selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et les autorités sanitaires congolaises. Au 5-6 juillet 2026, on recense 1 561 cas confirmés et 506 décès dans le pays (taux de létalité autour de 32 %), auxquels s’ajoutent 2 morts et une vingtaine de cas en Ouganda voisin, pour un total régional de plus de 508 décès.
 
L’épidémie, déclarée le 15 mai 2026 dans la province de l’Ituri (souche Bundibugyo, sans vaccin spécifique approuvé), s’est propagée à North Kivu et South Kivu, zones déjà fragilisées par les conflits armés (notamment avec le M23) qui entravent l’accès aux soins, la surveillance et la riposte. L’Ituri reste la plus touchée avec plus de 1 400 cas. Plus de 100 agents de santé ont été infectés, soulignant les faiblesses du système de santé.
 
La riposte s’intensifie : essai clinique lancé début juillet avec des antiviraux comme le remdesivir et MBP134 (soutenu par l’OMS), déploiement d’experts chinois et ougandais, laboratoires mobiles, tests rapides et évacuations. Plus de 250 patients ont guéri, mais la violence communautaire, la stigmatisation et la mobilité des populations compliquent les efforts. L’OMS suit de près la situation, avec un risque régional élevé en raison des frontières poreuses.
 
Cette 17e épidémie d’Ebola en RDC survient seulement cinq mois après la précédente et rappelle la gravité persistante de la maladie dans la région, où l’insécurité et les infrastructures limitées freinent le contrôle. Les autorités et partenaires internationaux appellent à une mobilisation accrue pour éviter une propagation plus large.
 
Pascal Kwilu