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L’entretien téléphonique que le président américain Barack Obama a eu mardi dernier avec le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila domine l’actualité dans la presse congolaise.

« Présidentielle 2016 : Obama s’invite aux débats », titre à la Une LE POTENTIEL qui fait remarquer que la diplomatie américaine vient de prendre, une fois de plus, le devant dans les débats sur le processus démocratique en RDC. Dans un entretien téléphonique, Barack Obama a invité son homologue congolais à organiser suivant les prescrits constitutionnels, les scrutins prévus dans les délais retenus par la Constitution.

En même temps, le président américain fait l’éloge des réalisations du président Kabila, particulièrement la restauration de la paix sur l’ensemble du pays. « Un héritage » qui pourrait offrir à la République de poursuivre sa lancée vers l’émergence. Le pays de l’Oncle Sam est également d’avis que les droits de l’homme, les libertés fondamentales, les cycles électoraux sont des acquis à porter à l’actif de Joseph Kabila.

Ne pas respecter la ligne constitutionnelle équivaudrait, selon l’administration Obama, à un bond en arrière pour la RDC. Barack Obama, note le confrère, s’inscrit sur les mêmes thèses développées par Russ Feingold et John Kerry en lien avec l’organisation des élections en RDC en conformité avec la Constitution.

A Kinshasa, rapporte LE POTENTIEL, c’est le porte-parole du gouvernement Lambert Mende, qui a tenté d’interpréter à sa manière l’appel téléphonique du président américain. Pour lui, Barack Obama a été extrêmement positif dans sa communication avec Joseph Kabila.

LE POTENTIEL relève que les USA ont opté pour la forme la plus subtile de pression, celle du dialogue permanent, mais en martelant la même chose à toutes les occasions.

FORUM DES AS se concentre sur la réaction de Lambert Mende sur l’entretien Obama-Kabila. Le ministre de la Communication et des Médias a souligné que « le président Obama a été extrêmement positif dans sa communication avec le président Kabila ». Mende s’en est expliqué en soutenant : « il ne s’est rien passé sur le plan constitutionnel ici au Congo depuis l’année dernière pour que le président Obama appelle le président Kabila pour le presser d’agir autrement par rapport à la Constitution ».

Pour Mende, il n’y a donc pas de quoi fouetter un chat. Cet entretien entre deux chefs d’Etat est tout à fait normal. Sous le titre : « Obama rassure Kabila », L’AVENIR souligne que les
USA se sont engagés à rester aux côtés de la RDC tout au long du processus électoral, à en croire son président, au cours d’un entretien téléphonique avec son homologue congolais Joseph Kabila.

Selon le communiqué de la Maison Blanche, indique le même journal,
 le président Barack Obama a magnifié l’héritage du président Kabila qui sera celui d’un président qui aura mis un terme à la guerre et qui a pu conduire la RDC sur le chemin du progrès démocratique continu.

Les deux présidents ont réaffirmé leur engagement commun à mettre fin à la menace des groupes armés, en particulier les FDLR. Le président Obama a encouragé la coopération entre les FARDC et la Monusco pour la stabilisation en RDC dans les opérations contre les FDLR, rapporte L’AVENIR.

A en croire LE PHARE, sans démocratie ni sécurité, pas de retrait de la Monusco. Le quotidien de l’avenue Lukusa signale que le mercredi lors du point de presse hebdomadaire de la Monusco dans son Quartier général de la Gombe, Martin Kobler s’est appesanti sur les deux principales conditions qui une fois réalisées verront la Monusco quitter le territoire congolais. Il s’agit d’abord de l’ordre sécuritaire, car il faut réduire la menace des forces négatives dans la partie Est de la RDC. La deuxième condition est le renforcement des pratiques démocratiques sur fond d’un processus crédible.

LA PROSPERITE annonce la publication par l’Assemblée nationale de la liste définitive des membres du Bureau de la Commission Nationale de Droits de l’Homme (CNDH). Selon la consœur, l’unanimité n’a pas été au rendez-vous au niveau de la chambre basse du parlement. Certains députés ont eu du mal à avaler la pullule.

Théodore Ngangu/MMC