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Pour sa cinquième saison en NBA, Bismack Biyombo a atteint la finale de Conférence Est avec les Toronto Raptors. Le pivot congolais a eu un grand rôle à jouer dans l'équipe canadienne car il a endossé un rôle de titulaire suite à la blessure du lituanien Jonas Valančiūnas. En terme de chiffres, ça s'est traduit par des statistiques en progrès lors de la phase finale (6.2 points, 9.4 rebonds, 1.4 contres en playoffs) qui pourraient l'amener à obtenir un beau contrat durant l'été.

Je ne dirai pas que c'était la meilleure de ma carrière mais la meilleure depuis que je suis en NBA. Pour moi, il n'y avait rien de différent lorsque l'on faisait appel à moi en tant que titulaire. Ce n'était qu'un match de basket, rien de spécial. J'ai simplement cherché à jouer mon jeu et aider l'équipe à gagner. Après, c'est vrai que certains peuvent se stresser avant un match de playoffs parce que c'est plus important. Mais moi j'ai surtout passé de bons moments à m'amuser avec mes coéquipiers. C'était une bonne opportunité pour moi de montrer ce que je vaux pendant ces playoffs.

En fait, j'essaie vraiment de ne pas me soucier de ce que les gens pensent. Quand vous ne jouez pas bien on vous regarde d'une certaine façon et quand vous jouez bien ça change. Mais pour moi, le plus important ce sont les gens avec qui je travaille, mes coéquipiers en tête, mais aussi mes coachs et la façon avec laquelle ils comptent gagner le match. C'est leur respect que je cherche avant tout.

Ce n'était pas un rôle de "méchant. Je suis un défenseur donc si je dois défendre sur LeBron je le ferai parce que ce qui m'importera c'est de l'arrêter pour faire gagner mon équipe. Il faut comprendre que ça fait partie des playoffs : il y a de l'intensité et tout ce qui se passe sur le terrain reste sur le terrain. Il n'y a rien de personnel, on est là pour jouer au basket et aider nos équipes à gagner. Après, je ne m'attarde pas sur ce que les gens ou les adversaires peuvent penser, je joue mon jeu tout simplement..

C'était bien de travailler avec Hakeem Olajuwon, c'est certain. Mais au-delà de ça, j'ai passé beaucoup de temps l'été dernier avec mon entraineur personnel. C'est ce qui m'a aidé à évoluer. On a essayé de retourner au travail pour corriger ce qui n'allait pas et aussi s'adapter à cette nouvelle équipe, ces nouveaux systèmes... Là, on est en fin de saison et on peut parler de victoire. Mais bien sûr, c'est toujours bien de parler avec une légende et ça a certainement fait une différence dans ma carrière.

Bien sûr que c'est la priorité de rester là-bas. Je pense que j'ai fait ce que j'avais à faire afin de montrer de quoi j'étais capable. Après, on ne peut pas tout contrôler. Mais ma priorité est de retourner à Toronto. Cela dit, je ne peux pas encore discuter légalement avec les franchises pour le moment car on doit attendre l'ouverture du marché des transferts début juillet. Le plus important est d'avoir réalisé une bonne saison. Et il faut que j'aie en tête de m'améliorer la saison prochaine.

Je pense qu'il est préférable de ne pas faire de commentaires à ce sujet car cela peut être mal pris. Je vais être patient et voir ce que l'été va nous offrir.

Oui, l'Afrique c'est la maison donc je vais effectuer des camps de basket à Goma, Kinshasa et Lubumbashi. Je participerai aussi j'espère au Basketball Without Borders en Afrique. J'aurai de bonnes suprises pour les jeunes, c'est toujours bon de se rapprocher d'eux. On va aussi essayer de les motiver et de les pousser. Le futur, c'est l'Afrique!

 

Avec BBC