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Le TP Mazembe paraît avoir pris une sérieuse option pour passer en finale de la 12ème Coupe de la Confédération avec le but égalisateur marqué face à l’Etoile Sportive du Sahel, 1-1, en match aller des demi-finales, joué le samedi 17 septembre au stade Olympique de Sousse, en Tunisie.

La seconde manche, décisive, aura lieu dimanche dans la chaude mare des «Badia nguena», dans la commune de Kamalondo, à Lubumbashi. Ils vont chercher à confirmer leur réputation d’invincibilité à domicile en ne laissant pas de répit au club tunisien. Voici venu le temps de se rattraper puisque le tenant du titre de la Ligue des champions 2015 aurait pu rentrer de Sousse avec une précieuse victoire qui n’aurait du reste pas été usurpée.

Il lui avait manqué d’efficacité, jetant au vent de nombreuses occasions qui lui auraient permis d’aborder l’empoignade de Kamalondo en toute tranquillité, reconnaît le site rfi.fr. Une confortable avance aurait été une récompense aux nombreuses situations de contres au cours desquelles Rainford Kalaba, Roger Claver Assalé et Adama Traoré se présentèrent seuls face au gardien tunisien.

Hormis le premier quart d’heure et les derniers instants de la partie quand elle pressa son adversaire, l’Etoile Sportive du Sahel était hors du coup, ne répondant jamais aux attentes de ses supporters, venus pourtant nombreux la pousser à l’exploit. Elle se faisait régulièrement surprendre par les contres développés par les véloces attaquants du TP Mazembe.

Hubert Velud n’estimait-il pas que «l’Etoile s’en était bien sortie» avec le nul de l’aller, compte tenu du nombre d’occasions congolaises. Il regrettait vraiment que sa formation n’ait pas inscrit au moins un deuxième but et reste prudent quant au match retour. Pour lui, l’Etoile demeure une grande équipe et «il faudra aller chercher» cette qualification, en étant sérieux et efficace, si possible en marquant rapidement.

De son côté, l’entraîneur général de l’Etoile du Sahel, Montassar Louhichi, reconnaissait que beaucoup de choses avaient manqué dans le jeu des Sahéliens, notamment la percussion et la vitesse devant. Mais, il ajoutait «tant qu’il y a match, il y a espoir», estimant que si l’Etoile avait marqué samedi 17 septembre elle peut le faire également dimanche 25 septembre à Lubumbashi.

Ce match retour sera «très ouvert» selon Roger Claver Assalé, très en vue au Sahel. Car pour lui l’Etoile est une grande équipe contre laquelle il faut être très performant pour s’imposer.

Kidiaba : «Le moment le plus important de la saison»

Dans la zone mixte à Sousse, l’inusable Robert Kidiaba (40 ans), qui s’était encore illustré dans les buts du TP Mazembe, avait essayé de satisfaire la curiosité des journalistes tunisiens sur sa longévité : «C’est mon travail, je suis gardien pour ça. Si je peux aider mon équipe je suis content, car pour atteindre la finale, nos attaquants doivent marquer des buts, mais le gardien doit aussi en encaisser le moins possible. Après un match, je ne pense pas forcément à mes performances pour savoir si j’ai été décisif ou pas. Le nul a récompensé un effort collectif. On a bien joué face à l’Etoile. Ça été un grand match à Sousse, mais il faut l’oublier pour préparer sereinement le match retour. J’ai beaucoup travaillé tout au long de la saison pour garder mon meilleur niveau. On est à un moment clé, les demi-finales, véritable tournant et, sans doute, le moment le plus important de la saison, car c’est maintenant que la décision va se faire. Il est impératif de continuer à gagner si l’on veut soulever de nouveaux trophées.»

Devant l’Etoile Sportive du Sahel, détentrice du trophée, une chose est sûre : ne pas encaisser de but à Lubumbashi donnera le visa pour la finale au TP Mazembe, recommande le site Mazembe.com.

Lors de la première manche, à Sousse, Hamza Lahmar (20ème) avait sur coup franc pris à défaut le gardien congolais Robert Kidiaba, trompé par un faux rebond. Le TP Mazembe était revenu à la hauteur des «Etoilés» sur un service de Merveille Bope repris par Roger Claver Assalé (52ème), le ballon passant sous le corps du portier tunisien Aymen Mathlouthi.

Pour l’histoire, le TP Mazembe est un club habitué aux finales, déjà 9 disputées à son compteur, dont 7t en Ligue des champions de la CAF, 1 en Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe et 1 en Coupe de la Confédération. Les «Corbeaux» ont remporté 5 titres de l’épreuve reine, 1 titre en Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe, compétition qui n’est plus disputée, et a perdu son unique finale de Coupe de la Confédération, en 2013 face aux Tunisiens du Club Sportif Sfaxien (0-2 à Sfax, 2-1 à Lubumbashi).

Dimanche, la partie sera dirigée par l’arbitre zambien Janny Sikazwe qu’épauleront l’Angolais Jerson Emiliano Dos Santos (assistant I) et l’Erythréen Berhe O’Michael (assistant II).

Il est à retenir que l’autre demi-finale retour se déroulera, la même journée dominicale, au Complexe Sportif Moulay Al Hassan, à Rabat, où l’équipe locale de Fath Union Sport (FUS) accueillera Mouloudia Olympique Bejaia d’Algérie qu’il avait tenu en échec, 0-0, à l’aller.

Par ailleurs, samedi, en demi-finales retour de la 20ème Ligue des champions de la CAF, le programme prévoit au stade Lucas ‘Masterpieces’ Moripe, à Pretoria, en Afrique du Sud, l’hospitalité que Mamelodi Sundowns réservera à la formation zambienne de Zesco United FC (1-2 aller), tandis qu’au Complexe Sportif Moulay al Hassan, à Rabat, Wydad AC tentera la performance de culbuter son bourreau de l’aller, l’équipe égyptienne de Zamalek SC (0-4 à Alexandrie).

 

ACP/FNG/Kayu/JGD