
Le Tchad a commencé le déploiement de ses forces de sécurité en Haïti dans le cadre de la nouvelle Force de répression des gangs (FRG), également appelée Gang Suppression Force (GSF), une mission multinationale supervisée par les Nations unies et approuvée par le Conseil de sécurité en septembre 2025. Plus d’une cinquantaine de policiers tchadiens sont arrivés le 1er avril 2026 à l’aéroport de Port-au-Prince.
Ils constituent un « prédéploiement » ou une équipe avancée, marquant le début concret de cette nouvelle force destinée à appuyer la police haïtienne dans la lutte contre les gangs armés qui contrôlent une grande partie de la capitale et ont étendu leur influence ailleurs dans le pays.Le Tchad s’est engagé à envoyer au total 750 à 800 policiers, gendarmes et militaires (certains qualifiés de soldats sous couverture policière ou de gendarmerie). Environ 350 supplémentaires doivent arriver dans les prochains jours ou semaines, avec un déploiement progressif jusqu’en juin 2026. Ces forces expérimentées, habituées aux opérations difficiles grâce à leur expérience dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, visent à « neutraliser, isoler et dissuader » les gangs responsables d’une violence extrême (meurtres, enlèvements, viols et pillages).
Cette nouvelle mission remplace ou renforce la précédente mission multinationale d’appui à la sécurité (dirigée initialement par le Kenya), jugée insuffisante. Elle devrait compter jusqu’à plusieurs milliers de membres au total, avec des contributions de 18 pays, principalement africains et latino-américains.La situation sécuritaire en Haïti reste dramatique : entre mars 2025 et janvier 2026, plus de 5 500 personnes ont été tuées dans des violences liées aux gangs.L’arrivée des premiers contingents tchadiens s’est déroulée discrètement, sans cérémonie officielle. Ce déploiement intervient alors que la violence des gangs continue de paralyser le pays et d’aggraver la crise humanitaire.
Pascal Kwilu








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