Lundi  6 juillet 2026 16:32
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

AFRIQUE

L'actualité de la semaine en Afrique

Ce samedi 4 juillet, le Mali a de nouveau été le théâtre d’attaques coordonnées d’ampleur menées par une alliance entre les jihadistes du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda) et les rebelles indépendantistes touaregs du FLA (Front de libération de l’Azawad). Les assauts ont visé simultanément plusieurs localités stratégiques : Gao, Anefis et Aguelhoc dans le Nord, Sévaré dans le centre, et même la prison de Kéniéroba, située à seulement 70 km de Bamako.Selon l’armée malienne (FAMa), ces « tentatives d’attaques » ont été « vigoureusement repoussées ».
 
L’État-major a déclaré dans l’après-midi que « la situation est totalement sous contrôle » sur tous les sites visés et que des opérations de ratissage terrestre et aérien sont en cours. Cependant, des sources locales et sécuritaires indiquent que les combats ont été intenses, notamment à Anefis, où le FLA affirme avoir pénétré la ville et pris plusieurs positions.Ces événements interviennent un peu plus de deux mois après les graves attaques du 25 avril 2026, qui avaient marqué un tournant. Ce jour-là, la même alliance JNIM-FLA avait lancé une offensive inédite : prise de Kidal (bastion touareg repris par l’armée en 2023), mort du ministre de la Défense Sadio Camara (numéro deux de la junte), et attaques simultanées jusqu’aux portes de Bamako.
 
Ces événements avaient profondément fragilisé le régime d’Assimi Goïta.Sur le plan militaire, l’armée malienne et ses alliés russes de l’Africa Corps (ex-Wagner) sont en difficulté dans le Nord. Les Russes ont dû évacuer certaines positions sans combattre, ce qui a été très commenté. Malgré des frappes aériennes régulières, la junte peine à reprendre le contrôle total du terrain face à une rébellion mieux coordonnée.
 
Globalement, la situation reste très volatile : le Nord est largement contesté, le centre du pays reste une zone de forte insécurité avec une présence active des jihadistes, tandis que le Sud et Bamako sont relativement plus calmes, même si la menace peut frapper n’importe où comme l’a montré l’attaque sur la prison de Kéniéroba.Beaucoup d’observateurs estiment que cette alliance tactique entre jihadistes et indépendantistes touaregs, bien qu’improbable il y a encore quelques mois, constitue aujourd’hui un défi majeur pour la junte. Celle-ci continue d’affirmer sa détermination à restaurer l’intégrité territoriale, mais les revers répétés posent la question de la soutenabilité de sa stratégie sécuritaire.
 
Pascal Kwilu

 

Application de CComment' target='_blank'>CComment

Info en Direct


search

À la une

les plus lus

Un "pasteur "sud-africain fait manger des serpents vivants à ses fidèles

Un "pasteur "sud-africain fait manger des serpents vivants à ses fidèles

Angola: raid contre la secte de Kalupeteka

Angola: raid contre la secte de Kalupeteka

Burundi : remous à Bujumbura

Burundi : remous à Bujumbura

PUBLICITÉ

  • RDC annonces
    RDC annonces
  • RDC emploi
    RDC emploi
  • RDC immo
    RDC immo

La revue de presse

18 February 2026
La revue de la presse en RDC du 18 février 2026

Les crimes oubliés en RDC

SUIVEZ-NOUS

Facebook
Twitter
Google plus
Youtube

RDCN sous tous les formats

Iphone,Ipad et Android

Copyright ©2014-2026 RDC Nouvelles | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom