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ASIE / Moyen-Orient

L'actualité de la semaine en Asie

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que l’Iran ne voit « aucune raison » de négocier avec les États-Unis, marquant un net durcissement de la position de Téhéran au 16e jour du conflit ouvert opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.Dans une interview accordée dimanche 15 mars 2026 à l’émission « Face the Nation » de CBS News (animée par Margaret Brennan), le ministre iranien a fermement rejeté les déclarations du président américain Donald Trump, qui avait affirmé la veille, samedi, que l’Iran cherchait à conclure un accord pour mettre fin à la guerre, mais que les termes proposés n’étaient « pas encore assez bons ». « Nous n’avons jamais demandé de cessez-le-feu, et nous n’avons même jamais demandé de négociations », a insisté Abbas Araghchi. Il a ajouté : « Nous ne voyons aucune raison de parler avec les Américains, parce que nous étions en train de discuter avec eux quand ils ont décidé de nous attaquer – et c’était la deuxième fois ».
 
Le ministre fait référence à deux épisodes distincts : la confrontation de 12 jours en juin 2025 (où des frappes américano-israéliennes ont ciblé des sites nucléaires iraniens alors que des discussions étaient en cours), et l’escalade actuelle, déclenchée fin février 2026, après trois rounds de négociations indirectes à Genève sous médiation omanaise – qualifiés à l’époque de « sérieux et constructifs » par les deux parties, mais suivis rapidement d’attaques militaires. « Nous avons une très amère expérience des négociations avec les Américains », a-t-il répété, accusant Washington de trahison systématique et de manque de fiabilité.Cette prise de position intervient dans un contexte extrêmement tendu : Donald Trump maintient une ligne dure, affirmant que l’Iran « veut un accord » mais que les États-Unis exigent des concessions majeures, notamment l’abandon total des ambitions nucléaires et la fin du soutien aux groupes proxies régionaux. De son côté, l’Iran poursuit ses opérations de missiles et de drones, se disant prêt à se défendre « aussi longtemps que nécessaire » jusqu’à ce que Trump reconnaisse l’« illégitimité » de la guerre.Le conflit a des répercussions majeures : il paralyse en grande partie le trafic dans le détroit d’Ormuz (par où transite environ 20 % du pétrole mondial), avec des menaces réciproques sur l’île de Kharg (principal terminal pétrolier iranien) et des appels américains à leurs alliés pour sécuriser la voie maritime.
 
Téhéran exhorte par ailleurs les pays voisins à expulser les forces américaines de leur territoire et à s’abstenir de toute action qui élargirait le conflit.Abbas Araghchi a toutefois indiqué que l’Iran reste ouvert à des initiatives régionales pour parvenir à un « règlement juste », sans qu’aucune proposition concrète ne soit actuellement sur la table. Aucune négociation active n’est en cours selon les deux parties, malgré des signaux indirects via des canaux d’intelligence (démentis par Washington).Cette déclaration renforce l’impasse diplomatique actuelle et prolonge la guerre d’attrition, avec des risques accrus pour les marchés énergétiques mondiaux et la stabilité de la région. La situation demeure extrêmement volatile, marquée par des frappes quasi-quotidiennes et des appels internationaux répétés à la désescalade.
 
Nadine Kibau

 

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