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ASIE / Moyen-Orient

L'actualité de la semaine en Asie

Le site nucléaire iranien de Natanz a été visé par des bombardements attribués aux États-Unis et à Israël, marquant une nouvelle phase critique dans le conflit qui oppose Téhéran à ces deux pays et qui entre désormais dans sa quatrième semaine. Selon l’organisation iranienne de l’énergie atomique, ainsi que les agences d’État comme Tasnim et Mizan, le principal complexe d’enrichissement d’uranium de Natanz (situé dans la province d’Ispahan, à environ 220 km au sud de Téhéran) a été touché dans la matinée. Aucune fuite radioactive n’a été signalée, et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a confirmé l’absence d’augmentation des niveaux de radiation à l’extérieur du site. Israël a nié toute implication dans cette frappe, tandis que les États-Unis n’ont pas fait de commentaire officiel. En riposte immédiate, l’Iran a lancé dans la soirée plusieurs missiles balistiques visant le sud d’Israël, frappant notamment la ville de Dimona (dans le désert du Néguev), située à proximité immédiate du centre de recherche nucléaire Shimon Peres (connu aussi sous le nom de réacteur de Dimona, site présumé du programme nucléaire militaire israélien). Des missiles ont également touché la ville voisine d’Arad. D’après les autorités israéliennes, les services de secours (Magen David Adom, United Hatzalah) et les rapports hospitaliers :
  • Plus de 100 à 180 personnes ont été blessées au total (chiffres variant selon les sources, avec au moins 11 cas graves, dont un enfant de 10 ans sérieusement touché par des éclats),
  • Des dizaines de bâtiments résidentiels ont été détruits ou gravement endommagés,
  • Des vidéos et images circulant montrent des impacts directs, des incendies et des débris dans des zones urbaines.
L’armée israélienne a reconnu que ses systèmes de défense antiaérienne n’ont pas intercepté au moins deux de ces missiles balistiques. Téhéran a présenté ces frappes comme une « réponse symétrique » à l’attaque sur Natanz, qualifiant explicitement Dimona de cible légitime en raison de sa proximité avec l’installation nucléaire israélienne. L’AIEA a toutefois précisé qu’aucun dommage n’avait été rapporté au centre nucléaire de Dimona lui-même et qu’aucun risque radiologique n’était détecté.Cette escalade croisée sur des sites nucléaires intervient après des semaines d’échanges de frappes, dont plusieurs attaques antérieures sur Natanz (notamment début mars et pendant les phases initiales du conflit). Elle survient dans un contexte particulièrement tendu, alors que le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum de 48 heures à l’Iran pour rouvrir pleinement le détroit d’Ormuz, menaçant sinon de détruire ses centrales électriques. La situation reste extrêmement volatile, avec un risque majeur d’élargissement du conflit à d’autres infrastructures sensibles dans la région.
 
Magloire Kibau

 

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