
Les forces iraniennes
Des discussions indirectes entre les États-Unis et l’Iran sont actuellement en cours, et le Pakistan émerge comme un médiateur clé potentiel, avec des rumeurs insistantes sur la tenue possible de pourparlers à Islamabad dans les prochains jours, à la fin mars 2026. Depuis plusieurs semaines, un conflit armé oppose Israël et les États-Unis à l’Iran, avec des frappes sur des sites nucléaires, des échanges de missiles et des attaques sur des infrastructures énergétiques. Le président américain Donald Trump a récemment annoncé la suspension pour cinq jours des frappes prévues contre les infrastructures énergétiques iraniennes, affirmant que des « discussions très productives » étaient en cours avec Téhéran.
Il évoque une « très bonne chance » d’aboutir à un accord de paix, à condition que l’Iran renonce à l’arme nucléaire.De son côté, l’Iran dément fermement toute négociation directe ou indirecte avec Washington. Les responsables iraniens, dont le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, qualifient ces affirmations de « fake news » destinées à manipuler les marchés financiers et pétroliers, et à permettre aux États-Unis et à Israël de sortir du « bourbier » dans lequel ils se trouvent. Les échanges se font donc exclusivement via des intermédiaires régionaux. Le Pakistan se positionne activement comme médiateur. Le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef d’état-major Asim Munir ont multiplié les contacts téléphoniques ces derniers jours, tant avec les dirigeants iraniens (notamment le président Masoud Pezeshkian) qu’avec les autorités américaines, dont le président Trump lui-même. Islamabad est cité comme lieu possible pour un sommet de haut niveau, potentiellement impliquant du côté américain l’envoyé spécial Steve Witkoff, Jared Kushner, voire le vice-président JD Vance, et du côté iranien des responsables comme le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.
Le Pakistan bénéficie de relations à la fois avec les États-Unis, l’Arabie saoudite, la Chine et l’Iran (grâce à une longue frontière commune, des liens culturels et une importante population chiite). Il cherche surtout à éviter un embrasement régional qui le toucherait directement. Des sources indiquent que des diplomates pakistanais, égyptiens et turcs travaillent activement pour organiser une rencontre physique, après des échanges indirects via Oman, le Qatar, la Turquie ou l’Égypte. Les négociations restent donc indirectes, via des messagers, même si l’Iran rejette publiquement l’idée de tout contact. L’objectif affiché est un cessez-le-feu, un nouvel accord sur le programme nucléaire iranien, la réouverture du détroit d’Ormuz (au cœur d’une crise énergétique mondiale) et une désescalade plus large dans la région.
Magloire Kibau








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