
Navire militaire iranien tirant un missile en mer
Les forces armées iraniennes ont rejeté samedi 4 avril 2026 le nouvel ultimatum lancé par le président américain Donald Trump, qui exigeait de l’Iran qu’il conclue un accord de paix ou rouvre le détroit d’Ormuz sous 48 heures, sous peine de « déchaîner les enfers » sur le pays.Dans un communiqué diffusé par la télévision d’État et relayé par le commandement central des forces armées (Khatam al-Anbiya), le général Ali Abdollahi a qualifié les menaces de Trump d’« action impuissante, instable, énervée et stupide ».
Il a décrit le président américain comme « agressif et belliqueux », affirmant qu’il agissait ainsi après avoir subi « des défaites successives ». Le général a ajouté que l’Iran n’hésiterait pas à défendre ses droits et ses infrastructures, et qu’en cas d’attaque, les forces iraniennes viseraient « toutes les infrastructures utilisées par l’armée américaine et celles du régime sioniste ». Cet ultimatum s’inscrit dans le cadre de la guerre en cours au Moyen-Orient, déclenchée fin février 2026 par une offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran.
Le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite une grande partie du pétrole mondial, est bloqué ou fortement perturbé depuis le début du conflit, ce qui fait peser une menace sur l’économie mondiale.La déclaration iranienne intervient au lendemain d’un revers significatif pour les États-Unis : vendredi 3 avril, l’armée iranienne a revendiqué l’abattage de deux avions de combat américains (un F-15E et un A-10 Thunderbolt II). Deux pilotes ont été secourus par les forces américaines, mais un membre d’équipage reste porté disparu, faisant l’objet d’une chasse intense des deux côtés. L’Iran a même mis sa tête à prix.Ce nouvel épisode de tensions verbales et militaires accentue la spirale de violence dans la région.
Donald Trump avait déjà repoussé plusieurs deadlines ces dernières semaines, menaçant notamment de frapper les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes. Téhéran, de son côté, maintient une posture de fermeté, promettant des représailles massives en cas d’escalade. La communauté internationale suit avec inquiétude cette escalade, alors que le délai de 48 heures fixé par Washington approche de son échéance. Pour l’heure, aucune avancée diplomatique concrète n’a été annoncée, et le risque d’une nouvelle intensification des frappes aériennes et des attaques sur les infrastructures reste élevé.
Pascal Kwilu








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