
L’Organisation des Nations Unies a rappelé ce lundi 6 avril 2026 que cibler les infrastructures civiles constitue une violation du droit international humanitaire et peut, selon les circonstances, relever d’un crime de guerre. Le porte-parole du secrétaire général Antonio Guterres, Stéphane Dujarric, a déclaré : « Les infrastructures civiles, y compris les installations énergétiques, ne doivent en aucun cas être prises pour cible. De telles attaques constituent des violations du droit international. »Même lorsqu’une infrastructure présente un caractère dual (civil et militaire), toute attaque susceptible d’entraîner des pertes ou des souffrances civiles excessives par rapport à l’avantage militaire attendu est interdite.
Le droit international humanitaire, issu principalement des Conventions de Genève de 1949 et de leurs Protocoles additionnels de 1977, repose sur deux principes fondamentaux : le principe de distinction, qui impose de différencier en permanence les objectifs militaires des biens civils, et le principe de proportionnalité, qui interdit les frappes dont les dommages collatéraux sur les populations civiles seraient disproportionnés.Il est notamment prohibé d’attaquer des objets indispensables à la survie de la population civile, tels que les réseaux d’eau potable, les installations électriques destinées à la population, les denrées alimentaires ou les systèmes de santé. Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale qualifie par ailleurs d’actes pouvant constituer des crimes de guerre l’utilisation de la famine comme méthode de guerre ou la destruction délibérée de biens civils sans nécessité militaire.Ce rappel intervient dans un contexte de tensions au Moyen-Orient, notamment autour des menaces proférées contre des centrales électriques, des réseaux de transport ou d’autres infrastructures essentielles en Iran et au Liban.
L’ONU, tout comme le Comité international de la Croix-Rouge, insiste sur le fait que la guerre contre les infrastructures vitales est avant tout une guerre contre les civils eux-mêmes. Ces règles s’appliquent à toutes les parties à un conflit armé, sans exception, et les violations doivent faire l’objet d’enquêtes impartiales. L’organisation appelle à la retenue et à la protection des populations civiles « à tout prix »
JCC Ngoy








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