
Le président iranien Masoud Pezeshkian a affirmé que l’arrêt des hostilités au Liban constitue l’une des « conditions essentielles » du plan en dix points proposé par l’Iran comme base des négociations avec les États-Unis. Ce plan, transmis via la médiation pakistanaise, inclut notamment l’arrêt des combats sur tous les fronts, y compris contre la « résistance islamique au Liban » (Hezbollah), la levée de toutes les sanctions américaines, le maintien du contrôle iranien sur le détroit d’Ormuz, ainsi que le retrait des forces américaines de la région. Alors qu’un cessez-le-feu de deux semaines a été conclu mardi soir entre Washington et Téhéran (en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz), une forte divergence persiste sur le Liban.
Le Premier ministre pakistanais a déclaré que la trêve s’appliquait « partout, y compris au Liban », mais Israël et les États-Unis affirment clairement que l’accord n’inclut pas le Liban. Des frappes israéliennes ont d’ailleurs continué avec intensité sur Beyrouth et d’autres régions libanaises ce mercredi.Le président iranien a insisté sur le fait que sans un cessez-le-feu au Liban, plusieurs points clés du plan iranien ne pourraient être considérés comme respectés, soulignant la fragilité de la trêve actuelle. Les négociations devant débuter vendredi à Islamabad s’annoncent donc particulièrement délicates, avec ce désaccord majeur sur l’extension du cessez-le-feu au front libanais.
JCC Ngoy








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