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ASIE / Moyen-Orient

L'actualité de la semaine en Asie

L’Iran a réaffirmé, ce mercredi 15 avril 2026, son droit souverain à enrichir de l’uranium sur son territoire, tout en se disant ouvert à négocier le niveau et la durée de cet enrichissement dans le cadre des discussions avec les États-Unis. Cette position a été réitérée par des responsables iraniens, dont le chef de l’Organisation de l’énergie atomique d’Iran, Mohammad Eslami, qui a qualifié la protection de ce droit de « nécessaire » pour tout accord de cessez-le-feu ou de paix. Selon Téhéran, l’enrichissement fait partie des droits inaliénables de l’Iran au titre du Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) pour des usages civils (énergie, médecine), et toute restriction permanente ou excessive constituerait une ligne rouge infranchissable. Cette déclaration intervient après l’échec des négociations directes tenues le week-end dernier à Islamabad (Pakistan), sous médiation pakistanaise et en présence du vice-président américain JD Vance. Les pourparlers, qui ont duré plus de 21 heures, ont achoppé principalement sur la question de l’enrichissement : les États-Unis ont proposé une suspension de 20 ans du programme d’enrichissement en échange d’un allègement des sanctions, tandis que l’Iran a contre-proposé une pause beaucoup plus courte, allant jusqu’à cinq ans maximum (voire un chiffre à un seul digit selon certaines sources).
 
Les divergences portent également sur la gestion du stock d’uranium hautement enrichi (notamment à 60 %), que Washington souhaite voir transféré ou dilué sous contrôle international, et sur l’ampleur de la levée des sanctions. Malgré l’absence d’accord, les deux parties ont laissé la porte ouverte à une nouvelle ronde de discussions, avec la médiation possible de plusieurs pays dont le Pakistan, l’Égypte et la Turquie. Pour l’Iran, reconnaître le droit à l’enrichissement tout en acceptant des limitations temporaires et vérifiables par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) permettrait de préserver sa souveraineté technologique sans renoncer définitivement à sa capacité nucléaire civile. Les négociations restent donc très fluides et tendues, avec un risque d’escalade si aucun compromis n’est trouvé sur la durée de la pause et les garanties de non-prolifération. Cette nouvelle prise de position iranienne vise à maintenir une ligne ferme sur le principe tout en montrant une certaine flexibilité sur les modalités techniques, dans l’espoir de relancer le dialogue et d’obtenir des avantages économiques concrets.
 
Magloire Kibau

 

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