
La guerre au Moyen-Orient entre ce mardi dans son 60e jour, avec une intense activité diplomatique autour d’une proposition iranienne transmise via le Pakistan. La Maison-Blanche a confirmé qu’elle examine cette offre de Téhéran visant principalement à rouvrir le détroit d’Ormuz, quasiment paralysé depuis le début du conflit, et à mettre fin aux hostilités, tout en repoussant les négociations sur le programme nucléaire iranien à une phase ultérieure.
Selon la porte-parole Karoline Leavitt, la proposition « est en cours d’examen » après une réunion de sécurité présidée par le président Donald Trump. Ce dernier ne serait pas satisfait de l’offre, jugée insuffisante car elle ne prévoit pas de garanties immédiates sur le nucléaire, un point rouge pour Washington qui exige d’empêcher l’Iran d’acquérir l’arme atomique.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé les États-Unis d’avoir fait échouer les pourparlers précédents et affirmé que Washington n’était plus en mesure de dicter sa politique aux autres pays. Téhéran réclame des garanties de sécurité et la levée du blocus naval américain en échange de la réouverture du détroit stratégique, vital pour le transport mondial de pétrole.
Sur le terrain, malgré un cessez-le-feu fragile, des frappes israéliennes ont encore fait des victimes au Liban sud ces derniers jours, tandis que les tensions persistent dans le Golfe avec des incidents navals rapportés. L’économie mondiale continue de souffrir des perturbations dans le détroit d’Ormuz. La diplomatie reste très active avec des médiations pakistanaises et des contacts iraniens avec la Russie. Les informations évoluent rapidement.
Pascal Kwilu








Application de CComment' target='_blank'>CComment