
L’Iran a menacé d’interrompre ses matchs lors de la Coupe du monde 2026 si des drapeaux non officiels sont brandis ou si des slogans hostiles à l’équipe nationale sont scandés dans les stades, a rapporté mardi le ministre iranien des Sports Ahmad Donyamali.
Selon les médias iraniens, le ministre a déclaré :
« Nous avons informé la FIFA que si des drapeaux non officiels sont apportés ou si des slogans contre l’équipe nationale sont scandés dans les stades où l’Iran joue, le manager de l’équipe sera sans aucun doute tenu de suspendre le match. »
« Nous avons informé la FIFA que si des drapeaux non officiels sont apportés ou si des slogans contre l’équipe nationale sont scandés dans les stades où l’Iran joue, le manager de l’équipe sera sans aucun doute tenu de suspendre le match. »
Cette mise en garde intervient dans un contexte très tendu. La diaspora iranienne, particulièrement aux États-Unis, prévoit d’utiliser la Coupe du monde pour manifester contre le régime en brandissant le drapeau pré-révolutionnaire « Lion et Soleil », symbole de l’Iran d’avant 1979. La FIFA a déjà interdit ce drapeau dans les stades, le considérant comme un symbole politique, ce qui a provoqué la colère de nombreux opposants au régime.
L’Iran fait face à une forte opposition de sa diaspora, qui reproche à l’équipe nationale d’être instrumentalisée par le pouvoir. Des manifestations ont déjà eu lieu devant les stades, notamment à Los Angeles avant le match d’ouverture de l’Iran contre la Nouvelle-Zélande le 15 juin.
Cette déclaration renforce les craintes d’un Mondial-2026 marqué par des tensions politiques importantes, d’autant plus que l’Iran rencontre également des difficultés avec les visas américains et doit résider au Mexique entre ses matchs.
La FIFA n’a pas encore réagi officiellement à cette menace iranienne. L’actualité reste très évolutive à quelques jours du coup d’envoi de la compétition.
Nadine Kibau








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