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L'Iran ne se fixe « aucune limite » dans son droit à se défendre, a déclaré ce dimanche 1er mars 2026 le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un entretien accordé à la chaîne américaine ABC News (et largement repris par Al Jazeera, France 24, TF1 Info, Le Parisien, BFM TV et d'autres médias internationaux).Cette affirmation intervient au cœur d'une escalade militaire sans précédent : fin février et début mars 2026, les États-Unis et Israël ont lancé une vaste campagne de frappes aériennes massives contre l'Iran, ciblant des installations nucléaires, des sites de missiles balistiques, des centres de commandement et des infrastructures liées au programme nucléaire et balistique. Ces opérations, baptisées « Epic Fury » par le Pentagone et « Roaring Lion » par l'armée israélienne, ont abouti à la mort confirmée du Guide suprême Ali Khamenei (annoncée par la télévision d'État iranienne et confirmée par Donald Trump), ainsi qu'à l'élimination d'une quarantaine d'autres hauts responsables du régime. Des sources américaines indiquent que le renseignement de la CIA, accumulé sur plusieurs mois, a permis de localiser Khamenei lors d'une réunion de hauts dignitaires à Téhéran.En riposte, l'Iran a lancé des attaques de drones et de missiles contre des bases américaines dans les pays du Golfe, des positions en Israël, ainsi que des cibles aux Émirats arabes unis, à Bahreïn, au Qatar et en Jordanie. Ces contre-attaques ont causé les premières victimes américaines (trois soldats tués et plusieurs blessés, selon le Pentagone) et des morts en Israël (au moins huit personnes près de Jérusalem). Des explosions continuent d'être rapportées à Téhéran et ailleurs, avec une intensification des frappes israéliennes sur la capitale iranienne selon les déclarations de Benjamin Netanyahu.Dans son interview à ABC, Abbas Araghchi a martelé :
  • « Nous nous défendons, quoi qu'il en coûte, et nous ne nous fixons aucune limite pour défendre et protéger notre peuple. »
  • « Personne ne peut nous dire que nous n'avons pas le droit de nous défendre nous-mêmes. »
  • « Ce que font les États-Unis est un acte d'agression. Ce que nous faisons, c'est nous défendre. C'est très différent. »
Il a qualifié l'assassinat de Khamenei d'« acte dangereux et sans précédent », une « violation flagrante du droit international », et averti que cela rendrait la confrontation « plus complexe et dangereuse ». Araghchi a insisté sur le fait que les institutions iraniennes restent intactes, que le Conseil de transition (composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et du dignitaire Alireza Arafi) a commencé ses travaux, et qu'un successeur au Guide suprême pourrait être désigné dans un jour ou deux (potentiellement dès lundi ou mardi). Il a également affirmé que rien n'a changé dans les capacités militaires iraniennes et que le régime ne tombera pas malgré les appels américains au changement de régime.Les Gardiens de la révolution ont promis un « châtiment sévère et décisif » aux « meurtriers » de Khamenei, qualifiant les frappes d'« actes criminels et terroristes » des États-Unis et d'Israël. Le président Pezeshkian a déclaré que venger le Guide suprême est un « droit et un devoir légitime », qualifiant sa mort de « déclaration de guerre contre les musulmans, et en particulier contre les chiites, partout dans le monde ».Du côté américain, Donald Trump, depuis Mar-a-Lago, a confirmé dans une interview à The Atlantic qu'après les frappes et la disparition de Khamenei, la « new leadership » iranienne l'a contacté pour discuter. Il a accepté : « They want to talk, and I have agreed to talk ».
 
Il a critiqué leur timing (« They should have done it sooner » et « They played too cute »), soulignant que certains interlocuteurs des négociations précédentes sont désormais morts. Trump mélange toujours menaces (« If they do [retaliate], we will hit them with a force that has never been seen before ») et ouverture diplomatique, affirmant que les opérations sont « ahead of schedule ».La situation reste extrêmement volatile : les opérations militaires se poursuivent par intermittence, des explosions secouent encore Téhéran, le risque d'élargissement régional est très élevé (avec des attaques touchant déjà plusieurs pays du Golfe), et la fenêtre diplomatique évoquée par Trump apparaît fragile au milieu du chaos post-Khamenei et des représailles actives iraniennes. Téhéran affirme une posture de défense totale et illimitée face à ce qu'il qualifie d'agression imposée, tout en maintenant une porte ouverte à des discussions – mais sur fond de vengeance promise et d'escalade en cours.
 
Jean-Claude Kiwewa

 

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