
Selon une enquête du Sunday Times, Farage aurait reçu des services en nature (benefits in kind) sans les déclarer aux autorités parlementaires. Ces avantages lui auraient été fournis par George Cottrell, un proche allié et ancien condamné aux États-Unis pour fraude. Parmi ces soutiens non déclarés : des services de sécurité, un appui en communication et médias sociaux, ainsi que des frais d’hébergement.Ces prestations auraient été accordées dans l’année précédant son élection comme député en juillet 2024.
Un parlementaire a déjà saisi le commissaire aux normes parlementaires, ce qui pourrait ouvrir une deuxième enquête contre Farage (il est déjà visé pour un don de 5 millions de livres sterling d’un milliardaire crypto qu’il n’avait pas déclaré non plus).Farage et son parti Reform UK démentent fermement toute irrégularité. Ils estiment que ces soutiens étaient d’ordre strictement personnel et non liés à son mandat de député, donc non soumis à obligation de déclaration. Un porte-parole a même déclaré : « Nigel Farage a le droit d’avoir des amis ».Cette affaire intervient dans un climat déjà tendu pour le leader populiste, qui multiplie les critiques contre l’establishment tout en étant lui-même scruté sur sa transparence financière.
Pour ses détracteurs, cela pose une nouvelle fois la question de la cohérence entre son discours anti-élite et ses propres pratiques. Pour ses soutiens, il s’agit d’une nouvelle chasse aux sorcières orchestrée par les médias traditionnels.
Pascal Kwilu








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