
Le ministre des Affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis Photo : Reuters/Sergei Karpukhin
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a notamment cité la création de faux comptes, la moitié en Russie et environ 30 % au Venezuela, destinés à plaider pour la cause indépendantiste catalane en relayant des messages.
M. Dastis dit qu’il a abordé le sujet avec le Kremlin.
« Ce que nous savons aujourd'hui, c'est que beaucoup [de ces activités] provenaient du territoire russe […] Ce sont des groupes, publics ou privés, qui cherchent à avoir une influence et à répandre l'instabilité en Europe », a déclaré à ce sujet la ministre espagnole de la Défense, Maria Dolores de Cospedal, en marge d'une réunion ministérielle européenne à Bruxelles, lundi.
Il ne peut être affirmé avec une certitude totale que c'est le gouvernement russe. Mais [ces activités] viennent du territoire russe.
De son côté, Ramon Tremosa, eurodéputé du parti séparatiste catalan PDeCat, a commenté lundi ces accusations, en soutenant que l’interférence russe n’avait joué aucun rôle dans le résultat du référendum catalan.
« Ceux qui disent que la Russie aide la Catalogne sont ceux qui ont aidé la flotte russe dans les dernières années, malgré les sanctions de l’Union européenne », a écrit sur Twitter M. Tremosa. Celui-ci faisait référence à un reportage provenant d’un média espagnol qui avait affirmé que l’Espagne laissait les bateaux de guerre russes faire le plein d’essence dans ses ports.
Lors du référendum du 1er octobre, déclaré illégal par Madrid, 90 % des électeurs se sont prononcés pour l'indépendance de la Catalogne. La participation n'a toutefois été que de 43 %.
Plus d’une fois accusée d’ingérence politique
Le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, présent à la réunion ministérielle à Bruxelles lundi, a refusé de commenter les accusations espagnoles.
Selon l’OTAN, Moscou serait impliquée dans une stratégie de désinformation pour tenter de briser l’unité des pays occidentaux qui ont imposé des sanctions à la Russie après son annexion de la Crimée en 2014, qui était auparavant ukrainienne.
Le commandant en chef de l’organisation, Curtis Scaparotti, a affirmé la semaine dernière que « l’influence pernicieuse russe » tentait d’influencer les élections des pays occidentaux, qualifiant cela de « campagne de déstabilisation ».
En janvier, les agences de renseignement américaines ont aussi accusé des pirates informatiques russes du vol et de la fuite de documents démocrates, ainsi que de la propagation de fausses nouvelles pour favoriser la candidature présidentielle du républicain au détriment de celle de la démocrate Hillary Clinton.
Les Russes ont toujours dénié ces interférences et accusent les pays occidentaux de tenter de les discréditer.
Avec Radio Canada








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