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Catégorie : Economie
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 Le Directeur général de l’Office des routes (OR), Herman Mutima Sakrini a déclaré mercredi à Kinshasa, que cette entreprise souffre des difficultés de trésorerie pour remplir les missions que lui a assignées le gouvernement, notamment l’entretien d’un réseau routier national de plus de 58.000 km.

Il l’a dit à l’ouverture à Kinshasa de la réunion mixte « Employeur-Syndicat », précisant que l’Office des routes se trouve dans une situation difficile du fait de la précarité des ressources financières devant assurer le fonctionnement et l’entretien du réseau routier à sa charge. «  Les budgets de fonctionnement et d’investissement ne sont pas votés au Parlement à la hauteur de l’Office des routes », a déploré M. Mutima.

Des projets de réhabilitation, d’ouverture et d’entretien de route en provinces souffrent de cette précarité financière, a-t-il fait remarquer, indiquant que l’office travaille à la mesure des moyens mis à sa disposition par le gouvernement. Cette précarité n’a pas permis à l’OR de répondre aux attentes de la population. M. Mutima a reconnu les efforts faits dans le domaine social en faveur des travailleurs, notamment la prise en charge des soins de santé, la régularisation des grades des agents, le relèvement du grade de recrutement et la régularisation de la situation des agents sous contrat.

La réunion mixte « Employeur et Syndicat », a fait savoir M. Mutima, est un exercice annuel qui permet à l’établissement d’analyser les performances réalisées, d’évaluer l’activité et de développer la stratégie pour l’amélioration des conditions de travail pour un bon rendement.

A cette occasion, il a invité le personnel à se faire une idée sur l’opinion que se fait la population de l’office, avant de les convier à une moralité. Pour sa part, le président de la délégation syndicale nationale, Claude Tshimbombo, a souligné que le gouvernement doit une attention à l’OR qui a une mission cadrant avec la politique du Chef de l’Etat pour le développement de la RDC. Il s’est plaint que le gouvernement n’a pas réservé une quotité financière pour améliorer les conditions sociales des travailleurs.

« L’homme est au centre du développement, rien ne peut être fait sans l’homme, il faudra donc entretenir d’abord l’utilisateur des engins », a dit M. Tshimbombo, avant de présenter le cahier des charge reprenant, notamment la situation des agents vis-à-vis de l’institut national de sécurité sociale (INSS), de la formation à l’institut national de préparation professionnelle(INPP), la régularisation des grades et le fonctionnement des centres de santé.

De son côté, le président du conseil d’administration, Emma Selemani, qui a ouvert les travaux, a indiqué que cette réunion est une occasion pour le syndicat d’harmoniser des vues avec l’employeur pour une bonne marche de l’établissement. Les délégués de provinces participent à cette rencontre.

ACP./Kayu./Ndom.FMB.