Les villages de Chugi, Katobo et Kaniro, situés dans la chefferie des Bahunde au territoire de Masisi (province du Nord-Kivu, est de la RDC), sont repassés sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23 dans la soirée du jeudi 26 février 2026, après de violents affrontements contre les miliciens Wazalendo et les forces pro-gouvernementales.Selon des sources administratives, sécuritaires locales, ces localités avaient été prises par les Wazalendo il y a environ quatre jours, mais une offensive renforcée par d’importants renforts de l’AFC/M23 a contraint les miliciens à se replier. Cette reprise confirme l’intensification des combats dans cette zone, devenue depuis une semaine l’épicentre des affrontements dans le territoire de Masisi.
Ces villages stratégiques se trouvent à proximité de l’axe menant à la cité minière de Rubaya, un bastion important de l’AFC/M23 et l’un des plus grands gisements de coltan au monde. La perte temporaire de positions comme Kasenyi (reprise récemment par le M23 après une contre-offensive) et d’autres localités avait été perçue comme un revers pour les rebelles, qui cherchent désormais à consolider leur emprise et à stopper toute progression des forces gouvernementales (FARDC) et alliées vers Rubaya.La situation sécuritaire reste très volatile : des frappes aériennes des FARDC ont visé des positions de l’AFC/M23 à Nyabiondo le même jour (26 février), et les combats se poursuivent dans des secteurs voisins comme Kibanda ou Kazinga. Cette escalade intervient dans un contexte où le cessez-le-feu (issu d’accords comme ceux de Doha) apparaît de plus en plus fragile, marqué par la mort récente du porte-parole militaire de l’AFC/M23, Willy Ngoma (tué le 24 février par une frappe de drone attribuée aux FARDC).La crainte d’une aggravation de la crise humanitaire s’accentue fortement : ces bascules de contrôle entraînent de nouveaux déplacements massifs de populations civiles, des perturbations d’accès humanitaire, des risques d’exactions et une pression accrue sur les ressources dans une région déjà saturée de déplacés (plusieurs centaines de milliers dans le Masisi et autour de Goma).
La société civile locale et les observateurs appellent à une protection renforcée des civils et à une relance effective des processus de paix, alors que les enjeux miniers et géopolitiques (soutien rwandais présumé au M23) continuent d’alimenter le conflit.La zone reste inaccessible à la plupart des observateurs indépendants, et les informations proviennent principalement de sources locales
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