Dans le territoire de Nyiragongo, au nord de Goma (province du Nord-Kivu), la situation sécuritaire reste extrêmement tendue autour du Parc national des Virunga. Des affrontements violents opposent régulièrement les rebelles de l'AFC/M23 (soutenus par le Rwanda) aux jeunes volontaires et miliciens dits Wazalendo (patriotes pro-gouvernementaux), qui combattent aux côtés des Forces armées de la RDC (FARDC). Ces heurts accentuent la pression sur la ville de Goma, déjà vulnérable et surpeuplée par des déplacés.Les combats les plus récents et intenses ont été signalés dès le 7-8 mars 2026, débutant dans la zone de Rugari (territoire de Rutshuru, près de Kanombe) avant de s'étendre vers Mutaho et d'autres secteurs du Parc des Virunga dans Nyiragongo.
Des tirs d'armes lourdes et légères ont été entendus jusque dans certains quartiers de Goma, perturbant le trafic sur l'axe routier vital Goma-Rutshuru (utilisé pour les approvisionnements et les mouvements de population). Des sources locales et sécuritaires rapportent que ces affrontements sont liés à des mouvements de renforts rebelles et à des tentatives de contrôle de positions stratégiques dans le parc, qui sert souvent de base arrière ou de zone de repli pour les groupes armés.Plus récemment, entre le 15 et 16 mars 2026, la tension a persisté avec des échanges de tirs à Rusayo (à la lisière du Parc des Virunga, dans Nyiragongo). Ces combats ont opposé le M23 à des hommes armés non identifiés, dans un secteur déjà marqué par des heurts récurrents impliquant les Wazalendo. Une explosion (probablement due à une bombe ou munition non explosée) a accentué le climat de peur.
Des sources sur le terrain décrivent une situation très incertaine, avec des détonations nocturnes et une menace quasi permanente pour les civils.Les Wazalendo, coalition de groupes armés locaux (dont certains issus d'anciennes milices comme les Mai-Mai ou d'autres patriotes) mobilisés depuis 2022-2025 pour contrer l'avance du M23, mènent des opérations offensives depuis le parc ou ses abords. Ils ont revendiqué ou été impliqués dans des attaques sur des positions M23 près de Goma (comme à Mugunga ou Lac Vert le 16 mars). Cependant, cette stratégie pose des défis : les Wazalendo sont parfois accusés d'exactions, de recrutement forcé ou de liens avec des groupes négatifs, ce qui complique leur intégration et suscite des débats sur leur contrôle par l'État.Du côté du M23/AFC, les rebelles mènent des contre-offensives, des ratissages et utilisent des drones ou de l'artillerie lourde pour repousser ces assauts. Le parc des Virunga, classé patrimoine mondial, devient un théâtre récurrent de ces affrontements, menaçant la faune (gorilles de montagne), les éco-gardes et les projets de conservation.Conséquences immédiates pour Goma et Nyiragongo :
Mouvements de panique et déplacements supplémentaires de populations vers la ville ou d'autres zones.
Perturbations économiques (routes bloquées, approvisionnement en carburant et nourriture menacé).
Risque accru d'attaques indiscriminées ou d'explosifs non explosés.
Pression sécuritaire accrue sur la capitale provinciale, avec des craintes d'une escalade vers les quartiers périphériques.
Malgré les Accords de Washington (décembre 2025) visant un cessez-le-feu et un retrait rwandais, la mise en œuvre reste fragile. Les sanctions américaines contre les RDF (2 mars 2026) et le soutien accru aux FARDC n'ont pas encore stoppé ces violences localisées. La société civile et les ONG appellent à une protection renforcée des civils et à une régulation stricte des Wazalendo pour éviter une dérive milicienne.La situation évolue rapidement : les affrontements sporadiques dans Nyiragongo et Virunga continuent d'alimenter l'instabilité autour de Goma, soulignant l'urgence d'une paix durable dans l'est de la RDC.
Un wazalendo
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