
Au Venezuela, les libérations de prisonniers politiques se sont poursuivies, sans pour autant marquer un retour à la vie normale pour les opposants concernés. Une fois sortis de prison, ces derniers doivent respecter un ensemble de conditions strictes, sous peine d'être arrêtés à nouveau. C'est ce qui est arrivé, dimanche 8 février 2026, à Juan Pablo Guanipa, figure emblématique de l'opposition vénézuélienne.
Juan Pablo Guanipa n'aura passé qu'une douzaine d'heures en liberté. À peine sorti de prison, où il avait passé près de neuf mois, l'opposant s'est rendu devant plusieurs établissements pénitentiaires de Caracas. À chaque étape, il a échangé avec les proches d'autres détenus politiques, répondu aux questions de la presse, accusé Nicolas Maduro d'avoir volé l'élection présidentielle de juillet 2024 et réclamé la tenue de nouvelles élections au Venezuela.
Des déclarations qui n'ont pas plu aux autorités vénézuéliennes. D'après la Prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, dont il est proche, et selon le fils de l'opposant, Juan Pablo Guanipa a été arrêté par une dizaine d'hommes en noir, lourdement armés.
L'opposant politique, âgé de 61 ans, a donc été renvoyé en prison. Le parquet a estimé qu'il n'avait pas respecté les obligations qui lui avaient été fixées lors de sa libération, notamment l'interdiction de s'exprimer publiquement sur son cas. Sa famille a de nouveau appelé à sa libération.
Par ailleurs, le Parlement vénézuélien devait adopter, mardi 10 février, la loi d'amnistie promise par la présidente par intérim Delcy Rodríguez. Selon les autorités, l'ensemble des prisonniers politiques devraient retrouver la liberté d'ici vendredi 13 février.
rfi








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