
Jusqu’à présent, la police militaire néerlandaise était autorisée à avoir recours au profilage ethnique, c’est-à-dire se baser par exemple sur la couleur de peau pour sélectionner un échantillon de personnes lors de contrôles d’identité dans les gares ou les aéroports.
« Un verdict historique », c’est ainsi qu'Amnesty International qualifie la décision du juge de La Haye, mardi 14 février. Farouchement opposée au profilage ethnique pratiqué par la police militaire néerlandaise, l’organisation de Défense des droits de l’Homme avait intenté une action en justice. Tout comme l’association Control Alt Delete, dont fait partie Dionne Abdoelhafizkhan.
« Avec notre association, nous allons lancer un appel moral au gouvernement néerlandais afin qu’il n’aille pas en cassation. Et qu’à la place, ils réalisent qu'il s'agit de racisme institutionnel et qu’il est temps de le bannir. »
Parmi les plaignants, se trouvaient également plusieurs personnes se disant victimes de ce profilage ethnique. C'est le cas de Mpanzu Bamenga, un juriste néerlandais né à Kinshasa mais ayant passé la majeure partie de sa vie aux Pays-Bas.
« C’était à l’aéroport d’Eindhoven. Je venais de Rome. Quand je suis arrivé là-bas, on m'a stoppé. Et le problème, c’est que l’on m’a stoppé moi, mais aussi les autres Noirs. Alors que les Blancs, eux, ont pu circuler. »
Une fois mis sur le côté, Mpanzu Bamenga a notamment dû répondre à des questions sur les raisons de sa présence aux Pays-Bas. Pour lui, le verdict d’hier est donc un soulagement. D'autant plus qu’en 2021, ce même tribunal de La Haye avait dans un premier temps jugé que la police militaire néerlandaise ne se rendait pas coupable de discrimination.
rfi








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