
Le Premier ministre Charles Michel avait tenu à ne pas se substituer à la décision du bourgmestre.
Les récents événements qui se sont déroulés ces derniers jours à Bruxelles ont posé la question de l'organisation du feu d'artifice du Nouvel An. Doit-il avoir lieu sur la place De Brouckère, en plein cœur de la capitale, vu la menace (toujours en niveau 3 actuellement) qui pèse sur le pays et plus particulièrement Bruxelles? Une décision qui appartenait au bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur. Ce dernier a donc décidé d'annuler le feu d'artifice, ainsi que les festivités prévues sur le boulevard Anspach, notamment une soirée animée par un DJ.
Sur le plateau du JT de la RTBF, le Premier ministre Charles Michel a expliqué ne pas vouloir "se substituer à la décision du bourgmestre", tout en souhaitant que l'événement ait lieu. Le socialiste a toutefois décidé d'annuler le feu d'artifice, ainsi que l'ensemble des festivités prévues autour de cet événement. Il a également précisé que la police serait encore présente pour protéger les Bruxellois qui souhaiteraient sortir pour profiter du Réveillon.
"Le côté rassemblement de masse a joué", a-t-il expliqué au micro de la RTBF. "Dans cette situation-là, on ne peut assurer de contrôler tout le monde. Les enquêtes sont toujours en cours, des éléments sont toujours en cours d'analyse. On ne peut pas prendre ce risque-là. C'est pourquoi on a décidé de ne pas poursuivre ces festivités. Y a-t-il un risque d'attentat ? Le centre de crise nous l'indique et l'OCAM doit encore apporter de précisions." Il n'a en revanche pas confirmé que des perquisitions avaient lieu actuellement à Bruxelles.
Charles Michel a également apporté sa "totale solidarité" envers le bourgmestre de Bruxelles. "C'est une situation exceptionnelle, inédite, avec une menace générale de niveau 3. C'était une décision délicate, difficile à prendre. Il aurait souhaité mainteinir ces festivités. Tout le monde, moi le premier, veut un retour à la vie normale, mais la situation est incertaine".
Il a en outre expliqué ne pas être "catégorique" sur le fait que le pays avait échappé à un attentat."L'enquête progresse en tout cas (...) Le but des enquêteurs est de démanteler un maximum de cellules. C'est dans les semaines à venir, à mesure que l'enquête avance qu'on saura le déterminer".
Avec dhnet








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