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EUROPE

L'actualité de la semaine en Europe

GRANDE BRETAGNE

Ce n’est pas encore la Belgique, mais vendredi matin, il se pourrait bien que le Royaume-Uni se trouve engagé dans des négociations de plusieurs jours, voire quelques semaines, afin de former une coalition gouvernementale. Après des semaines d’une campagne enlevante, les Britanniques vont aux urnes aujourd’hui jeudi en se demandant dans combien de temps ils auront un nouveau gouvernement tant les résultats semblent imprévisibles. Seule certitude, ni les conservateurs de David Cameron, crédités par les derniers sondages de 35 % des voix, ni les travaillistes d’Ed Miliband, à qui l’on accorde 34 % des voix, n’auront de majorité absolue pour gouverner.

Quel que soit le gagnant, il devra former une coalition avec de petits partis pour être majoritaire ou, dans le cas des travaillistes, gouverner sans une majorité de sièges avec le soutien bienveillant des indépendantistes du Scottish National Party (SNP) qui pourraient balayer l’Écosse. Pour une des rares fois de son histoire, la Grande-Bretagne risque donc d’être dirigée par un parti qui n’est pas arrivé en tête du scrutin, qui n’a pas une majorité de voix ou pire, qui est obligé de s’allier à un parti qui veut faire éclater le pays.

Rien d’étonnant à ce que dans la dernière ligne droite de la campagne, les candidats n’ont que le mot « légitimité » à la bouche. « Jamais l’électorat britannique n’a été aussi éclaté, dit David Goodhart, du think tank Demos. Cela reflète les changements structurels que connaît le pays depuis 20 ans et la convergence des deux principaux partis. Les conservateurs et les travaillistes se ressemblent de plus en plus. Alors, les électeurs vont voir ailleurs. Nous étions le dernier pays européen à avoir conservé le bipartisme. Cette élection montre que nous sommes devenus postmodernes, et de plus en plus européens. »

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Un sursaut de la droite ?

Le Daily Telegraph n’hésite pas à évoquer un « cauchemar à Downing Street ». Le parti du premier ministre David Cameron rêve toujours d’un sursaut des électeurs de droite comme celui qui avait porté John Major au pouvoir en 1992. On a d’ailleurs appelé l’ancien premier ministre à la rescousse. Selon lui, un gouvernement travailliste élu avec le soutien du SNP ne pourrait que « casser le pays en deux ». Au passage, Major a écorché le gouvernement actuel en déplorant la pauvreté criante de certaines régions de Grande-Bretagne. Depuis plusieurs jours, David Cameron, qui a achevé mercredi une tournée ininterrompue de 36 heures, décrit son opposant Ed Miliband comme une personne « dangereuse » prête à utiliser « toutes les ruses » pour entrer à Downing Street.

À Londres, dans les milieux informés, on est convaincu que Cameron déclarera victoire dès qu’il sera certain d’obtenir plus de sièges que Miliband. Peu importe qu’il ait les réserves nécessaires pour former un gouvernement de coalition capable de passer le cap des 326 sièges de la majorité parlementaire. Si les négociations ne sont pas conclues avant, Cameron pourrait même théoriquement prononcer le discours du Trône prévu le 27 mars, quitte à être ensuite défait par la Chambre. Dans les coulisses du Parti travailliste, on rappelle qu’au Royaume-Uni, le Parlement est roi. En 1924, le travailliste Ramsay MacDonald n’avait-il pas gouverné avec le soutien implicite des libéraux même s’il avait moins de députés que les conservateurs ? Son gouvernement ne dura que dix mois !

Clegg en difficulté

Le problème de David Cameron, c’est que son allié naturel avec qui il gouverne depuis cinq ans, les libéraux-démocrates de Nick Clegg, pourrait perdre jusqu’à la moitié de ses 56 sièges. Cela obligera les conservateurs à aller voir du côté des petits partis de droite comme UKIP, qui pourrait devenir le troisième parti du pays, et le Democratic Unionist Party d’Ulster. « Les électeurs n’ont jamais pardonné à Nick Clegg d’avoir rompu sa promesse de ne pas augmenter les droits de scolarité à l’université. En six mois, sa popularité est passée de 35 % à moins de 10 % », dit le politologue Simon Griffiths de l’Université de Londres. Dans une tentative désespérée, Nick Clegg a imploré les électeurs de voter pour lui s’ils ne voulaient pas « une seconde élection avant Noël ». Mais, il a aussi affirmé que jamais il ne participerait à un gouvernement proposant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Or, c’est ce que pourrait proposer Cameron en 2017 s’il ne réussit pas à renégocier les traités avec Bruxelles.

Les experts estiment que les libéraux-démocrates pourraient facilement virer capot et s’allier, cette fois, aux travaillistes. « Surtout si Clegg est battu dans sa circonscription, comme cela est possible. La relève dans le parti est beaucoup plus à gauche », dit Griffiths. Plusieurs libéraux-démocrates estiment qu’une nouvelle coalition avec les conservateurs ne pourrait qu’accélérer la chute du parti. Cette négociation semble d’ailleurs discrètement amorcée puisque Miliband pose déjà ses conditions en affirmant que jamais il ne reviendra sur sa promesse d’abolir l’exemption fiscale dont jouissent les riches Britanniques sur leurs revenus de l’étranger.

Les travaillistes auraient-ils la légitimité de former un gouvernement même s’ils ne sont pas le premier choix des électeurs ? On apprenait cette semaine que Miliband avait discuté avec les syndicats d’une déclaration où ceux-ci affirmeraient que oui. Si ce soir une majorité se dégage regroupant les travaillistes, les libéraux-démocrates, le SNP et de petits partis de gauche, Miliband pourrait rapidement annoncer son intention de gouverner, dit-on.

À gauche, la campagne se termine sur des déclarations alarmistes annonçant des coupes encore plus sombres dans les budgets de l’État. Un document révélé mercredi par le Guardian envisage même l’hypothèse d’abolir les prestations de maternité.

« Les Britanniques doivent se préparer à des réductions radicales, dit Griffiths. Mais si Miliband gouverne sans être arrivé premier et avec le soutien du SNP, il sera dans une situation très précaire. Ça ne durera pas cinq ans ! » Quoi qu’il en soit, écrit le chroniqueur du Guardian Rafael Behr, les jours qui viennent seront « un moment délicat pour notre démocratie ».

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