
Dix personnes au moins ont été tuées et une cinquantaine d’autres blessées dans plusieurs explosions qui se sont produites lundi dans le métro de Saint-Pétersbourg, a-t-on appris auprès des autorités.
Deux rames différentes ont été touchées dans deux stations du réseau, précise-t-on de même source.
Le président russe Vladimir Poutine, qui se trouvait lundi à Saint-Pétersbourg, a déclaré que les circonstances du drame n’avaient pas encore été clairement établies. Toutes les hypothèses, y compris la piste terroriste, sont examinées.
“Les circonstances ne sont pas claires, c’est trop tôt. Nous examinons toutes les causes possibles, le terrorisme aussi bien qu’un crime de droit commun”, a-t-il dit après s’être entretenu avec les chefs des services de sécurité.
Les deux explosions se sont produites dans deux rames différentes du métro de Saint-Pétersbourg, selon une source des services de secours de la ville.
L’agence Interfax, qui parle également de 50 blessés en citant le service de presse du gouverneur de la ville, précise que des engins remplis de shrapnel ont été utilisés.
Un journaliste de Reuters a vu une dizaine d’ambulances s’approcher de la station Sennaïa Plochtchad.
Toutes les stations de métro de la ville ont été fermées aux passagers, rapporte Interfax citant l’opérateur du réseau.
Le site d’information Life News, premier à faire état de l’explosion, a diffusé des images de blessés allongés sur un quai. Il a également publié une photo montrant la porte éventrée d’un wagon du métro. Des vidéos montrent des passagers fuyant les quais obscurcis par une épaisse fumée.
Ces derniers années, la Russie a été la cible d’attaques menées par des militants tchétchènes.
En mars 2010, le métro de Moscou avait été frappé par deux femmes kamikazes qui avaient fait au moins 38 morts en déclenchant leurs ceintures d’explosifs au milieu des passagers de deux rames.
Avec Reuters








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