
L’agence russe TASS, qui cite une source au sein des forces de sécurités russes, rapporte que plus de 1 000 soldats ukrainiens de Marioupol ont été transférés du territoire séparatiste de Donetsk vers la Russie, où ils feront l’objet d’une enquête. Selon cette source, d’autres combattants ukrainiens seront prochainement envoyés en Russie.
Même si cette information reste à confirmer, cela indique déjà que Moscou a refusé aux séparatistes du Donbass de juger eux-même, comme ils le souhaitaient, les combattants ukrainiens. Les dirigeants séparatistes avaient d’ailleurs affirmé que la peine de mort pourraient être réservé aux membres du régiment Azov, qualifiés de nazis et de terroristes. Ces combattants seront donc jugés en Russie où la peine de mort n’existe pas.
Ils risquent cependant de ne pas bénéficier du statut de prisonnier de guerre, la Russie considérant elle aussi que le bataillon Azov est un groupe terroriste et néo-nazi. Pour Moscou, le procès qui sera intenté à ces hommes sera sans doute très important et hautement symbolique puisque la Russie avance depuis le début comme justification au conflit le besoin de « dénazifier » l’Ukraine.
Autre élément à prendre en compte : la possibilité d’un échange de prisonniers maintes fois évoquée ces dernières semaines. L’Ukraine a une pièce maîtresse dans les négociations à venir, Vitkor Medvedtchouk, un proche de Vladimir Poutine arrêté en avril dernier. Kiev espère s’en servir comme monnaie d’échange dans les négociations à venir
RFI








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